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Affaire Jasodanand
Le SP Thug utilisé comme bouc émissaire ?
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Affaire Jasodanand
Le SP Thug utilisé comme bouc émissaire ?
Les transferts au sein de la police à la suite de l’arrestation du journaliste de Scoop.mu Narain Jasodanand continuent de soulever de nombreuses questions. Si plusieurs officiers ont été mutés, dont l’inspecteur Kedoon et le chef inspecteur Shiva Coothen, une polémique grandit autour du transfert du surintendant de police (SP) Thug, affecté du Central Crime Investigation Department (CCID) à la Southern Division comme Sub Divisional Commander.
De ce qu’on a appris, le SP Thug serait en réalité un bouc émissaire dans cette affaire. Selon nos informations, il n’aurait été impliqué ni de près ni de loin dans l’opération ayant conduit à l’interpellation du journaliste. L’ordre d’arrêter Narain Jasodanand aurait été donné par un Assistant Commissioner of Police à un Assistant Surintendant of Police. Une source proche des Casernes centrales affirme : «Thug was not involved directly or indirectly in this case. He only supervised the Cybercrime, he was transferred unjustly. The culprit is still posted at the CCID. Those police officers who were transferred acted upon instructions from the officer-in-charge of the unit.»
Ces déclarations laissent entendre que certains officiers ont été sanctionnés à tort, alors que le véritable responsable de l’opération controversée demeure en poste au CCID. Une situation qui alimente le malaise au quartier général de la police. Ces propos viennent renforcer la thèse selon laquelle des décisions ont été prises au plus haut niveau, mais que la responsabilité a été déplacée vers des officiers intermédiaires.
De son côté, le journaliste Narain Jasodanand a également dénoncé la brutalité de son interpellation et le flou autour des ordres donnés. «Je voudrais bien savoir qui a ordonné à l’équipe de la Cybercrime Unit d’effectuer cette descente chez moi, de me brutaliser, de saisir mes téléphones et mon laptop et de m’emmener de force aux Casernes centrales. Je ne pense pas que la personne qui a demandé ce service à la police a contacté un inspecteur ou un sergent. S’il n’y a pas eu d’autorisation ou d’ordre venu d’un haut-gradé de la police, cela voudrait dire que des policiers agiraient comme des mercenaires aux Casernes centrales.»
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