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30 mars 2013–30 mars 2026
Le souvenir intact d’une tragédie qui hante toujours
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30 mars 2013–30 mars 2026
Le souvenir intact d’une tragédie qui hante toujours
■ Devant la stèle, les gerbes déposées témoignent d’une mémoire toujours vive des victimes des inondations du 30 mars 2013.
Dans un silence chargé d’émotion, la ville de Port-Louis s’est arrêtée, hier, pour honorer la mémoire des 11 victimes des inondations meurtrières du 30 mars 2013. Devant la stèle érigée à proximité de l’entrée du tunnel du Caudan, familles endeuillées, proches, amis, mais aussi ministres, élus et simples citoyens se sont recueillis, le temps de quelques minutes suspendues, unis dans le souvenir de ceux que les eaux ont emporté.
Les noms des disparus résonnent encore, 13 ans après : Sylvia Wright, 46 ans, et son fils Jeffrey, 18 ans, les frères Amrish et Trishul Teewary, âgés de 24 et 19 ans, Keshav Ramdhary, 29 ans, Vikesh Khoosye, 25 ans, Vincent Lai, 45 ans, Rabindranath Bhobany, 52 ans, Stevenson Henriette, 32 ans, et Retnon Sithanen, 36 ans, tous disparus au ruisseau du Pouce. À cette liste s’ajoute Christabel Moorghen, emportée par un malaise face à la montée des eaux à Canal-Dayot.
Pour les familles, la douleur reste vive. Les souvenirs affluent, souvent avec une précision bouleversante. La mère de Sylvia Wright évoque encore les derniers instants de sa fille, tandis que celle de Keshav Ramdhary confie n’avoir jamais cessé d’attendre un retour, qui n’est jamais venu. Derrière chaque nom, une vie interrompue, des rêves brisés et des proches condamnés à vivre avec l’absence.
Au-delà du recueillement, cet hommage se veut aussi un rappel. Pour le lord-maire, Aslam Hosenally, cette tragédie doit continuer à sensibiliser, notamment les plus jeunes, aux dangers bien réels des intempéries. Car derrière la mémoire demeure une responsabilité collective : celle de ne jamais oublier et, surtout, de prévenir pour ne plus revivre l’irréparable.
Alan Wright estime, pour sa part, qu’un fonds de réparation serait le bienvenu pour soutenir les familles des victimes, ajoutant que cette proposition devrait être discutée prochainement au Conseil des ministres. Il plaide également en faveur d’une réduction des disparités entre les secteurs public et privé, notamment dans la gestion des situations d’urgence.
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