Publicité

Crise à Madagascar

Le président Andry Rajoelina exfiltré par un avion militaire français

13 octobre 2025, 12:53

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Le président Andry Rajoelina exfiltré par un avion militaire français

Le président malgache, Andry Rajoelina, a été exfiltré le dimanche 12 octobre par un avion militaire français, selon les informations de RFI. Un accord entre le chef de l’État malgache et le président Emmanuel Macron aurait permis cette opération. D’après des sources proches du dossier, Rajoelina aurait d’abord été transporté en hélicoptère jusqu’à l’île Sainte-Marie, sur la côte est de Madagascar, avant d’embarquer à bord d’un avion militaire français pour La Réunion, puis vers une autre destination, probablement Dubaï.

Paris insiste toutefois sur le fait que la France «n’intervient en aucune manière dans la crise malgache» et qu’«aucune action militaire n’est envisagée». Les forces françaises basées dans le sud de l’océan Indien ne participeront pas aux événements en cours sur la Grande Île, précisent les autorités.

Dimanche soir, pourtant, des proches du président affirmaient encore lors d’une communication vidéo avec des diplomates qu’il se trouvait toujours à Antananarivo, retranché dans un bunker, rapporte la correspondante de RFI, Sarah Tétaud. À la présidence, les canaux habituels de communication ont été coupés. Un message publié sur la page Facebook officielle de la présidence annonçait d’ailleurs qu’«Andry Rajoelina s’adresserait à la nation ce lundi 13 octobre à 19 heures» (16 h TU).

Ce lundi matin, le général Nonos Mbina Mamelison a été officiellement nommé commandant de la gendarmerie nationale par les ministres de la Défense, de la Gendarmerie nationale et le nouveau chef d’état-major des armées. Dimanche, alors qu’il dirigeait le FIGN, il avait annoncé sa mutinerie et son ralliement au mouvement de protestation, s’autoproclamant nouveau chef de la gendarmerie. La passation avec son prédécesseur s’est tenue ce matin, marquant un tournant majeur pour une institution qui, jusqu’à ce week-end encore, réprimait la contestation.

Publicité