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Le festival de Trou-d’Eau-Douce se remet à la page

22 septembre 2025, 14:00

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Le festival de Trou-d’Eau-Douce se remet à la page

■ De g. à dr, Anaïs Robert et Quentin Biehler de l’Institut Français, Barlen Pyamootoo, Anaelle Juste, Tanner, responsable médiathèque, et Gilles Ribouet de la COI. Photo: Dev Ramkhelawon

Après un an d’absence, le Festival du livre de Trou-d’Eau-Douce est programmé pour le 3,4 et 5 octobre. Les littératures des Mascareignes seront à l’honneur.

Le livre s’était refermé. Pendant un an. Pour mieux s’ouvrir sur le jardin d’à côté. Celui, encore méconnu de la littérature des Mascareignes. Le Festival du livre de Trou d’Eau-Douce a annoncé son retour. Il est programmé pour les 3, 4 et 5 octobre.

En ouverture : la proclamation des résultats du prix de l’Indianocéanie. Pour sa 4e édition, le prix a reçu 61 manuscrits dont 26 romans. Barlen Pyamootoo, écrivain et fondateur du festival, se réjouit de la collaboration avec la Commission de l’océan Indien (COI), ainsi qu’avec l’Agence française de développement (AFD) et les Industries culturelles créatives (ICC). Si le thème du festival, pour cette quatrième édition, ce sont les Mascareignes, la programmation s’ouvre plus largement à la région océan Indien. «La COI a ajouté cette touche-là. L’océan Indien enrichit les Mascareignes», explique Barlen Pyamootoo. «Quelques membres du jury du prix de l’Indianocéanie animeront des ateliers d’écriture.»

Le samedi 4 octobre, de 14 heures à 16 heures, Patrice Ahmed Abdallah proposera l’atelier Contes & mystères de l’Indianocéanie. De 16 heures à 16 h 55 place à Valerie Magdelaine, qui parlera de Poétiques aquatiques. Le dimanche 5 octobre de 10 heures à midi, Jean Luc Raharimanana animera l’atelier d’écriture, Écrire en Indianocéanie, sur les traces de Malcolm de Chazal et de Jean-Joseph Rabearivelo.

Le festival se concentre sur l’axe Maurice-Rodrigues-Réunion. «La Réunion et Maurice entretiennent des relations intellectuelles et artistiques et littéraires qu’il faut consolider. Il y a quelque chose de fort à jouer entre ces deux pays, dans le domaine littéraire», affirme Barlen Pyamootoo. Les maisons réunionnaises, Editions du Chat Bleu et Ter’la Editions sont attendues au festival.

Pourquoi les Mascareignes ? «C’est la conséquence de la non-tenue du festival en 2024 pour des raisons de santé. Il m’a fallu tout recommencer, renouer des relations avec les partenaires, parce qu’il y avait eu une année de silence.» Le projet de braquer les projecteurs sur les écrivains des Antilles étant trop ambitieux pour l’heure.

Est-ce que cela a été dur de retrouver des sponsors pour que le festival existe ? «Non, cela s’est très bien passé. C’est comme si on ne s’était pas vus depuis la veille. Les gens étaient ravis que le festival revienne», déclare son fondateur. «Pendant le festival, les maisons d’hôtes, hôtels et restaurants de la région sont remplis. Le festival est important pour l’économie locale». Sur cette lancée, il souhaite que la «base» du festival soit entre Rodrigues, Maurice et La Réunion. «Tous les ans, nous devons inviter des auteurs réunionnais et aussi de Rodrigues, ce qui est un peu plus rare.»

De l’île sœur, l’œuvre de Gilbert Aubry, ancien évêque de La Réunion, intellectuel et poète sera partagée par Issa Asgarally, auteur et enseignant, le samedi 4 octobre à 17 heures. La présence de Gilbert Aubry au festival était prévue mais des ennuis de santé en ont décidé autrement.

Le lendemain, à 11 heures, Cédric MongHy Totomena donnera une conférence sur Les pirates de l’âge d’or dans les Mascareignes. Avant le concert de clôture, Carpanin Marimoutou, professeur à l’université de La Réunion abordera la thématique :Pratiquer l’océan Indien jour et nuit : entre mythes et rêves.


Fréquentation retrouver la foule des grands jours

Après un an d’absence, le défi du Festival du livre de Trou-d’Eau-Douce est d’enregistrer une affluence d’au moins 5 000 personnes sur trois jours, indique Barlen Pyamootoo.

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