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Rentrée scolaire

Le débat sur la fin du passage automatique plane sur les écoles primaires

18 août 2025, 05:00

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Le débat sur la fin du passage automatique plane sur les écoles primaires

■ Dernière ligne droite pour les petits du cycle primaire aujourd’hui, même si plusieurs questions surviennent avec la fin de la promotion automatique.

C’est aujourd’hui que les plus jeunes élèves reprennent le chemin de l’école afin d’entamer le troisième semestre, considéré comme le plus crucial. En effet, c’est à l’issue de ce dernier segment de l’année scolaire que leurs résultats détermineront la suite de leur parcours. Mais cette rentrée est marquée par un climat d’incertitude : le ministre de l’Éducation a annoncé que le passage automatique en classe supérieure pourrait être aboli, une réforme qui pourrait entrer en vigueur dès 2026.

L’objectif de cette mesure est clair : mettre fin à l’idée selon laquelle un élève peut progresser dans le système éducatif sans maîtriser les bases fondamentales. Mais la réforme soulève de nombreuses interrogations sur sa mise en œuvre. Pour Vishal Baujeet, président de la Government Teachers Union (GTU), plusieurs questions restent en suspens. «En tout cas, on attend d’avoir un retour du ministère», confie-t-il, soulignant l’incertitude qui plane chez les enseignants et les parents.

Du côté des enseignants, la prudence est de mise. Ils se demandent à partir de quel grade l’enfant pourrait redoubler. «On entend dire que ce seront les enfants de Grade 4 qui seront concernés. Mais pour le moment, on attend pour le savoir.» Le facteur de l’âge est également évoqué : un enfant au primaire ne peut excéder 13 ans. Certains enseignants rappellent que le Modular Assessment en Grade 5 pourrait ne plus avoir lieu. «On a été pris de court», confie l’un d’eux.

La question du déroulement pratique du redoublement se pose : va-t-on regrouper les redoublants dans une classe ou les mettre dans des classes avec les élèves qui progressent normalement ? «Cela risque de jouer sur le mental des enfants», explique un enseignant. «Les élèves qui redoublent pourraient se retrouver séparés de leurs amis de longue date, ce qui peut générer moqueries et frustrations.» La capacité des écoles à accueillir de nouvelles classes de redoublants est une autre préoccupation. Le ministre insiste néanmoins sur le message principal : «Redoubler n’est pas une punition, mais une opportunité d’apprendre mieux. Et si un élève rencontre des difficultés, il ne sera pas abandonné : un accompagnement lui sera proposé pour l’aider à aller de l’avant.»

Pour ce dernier semestre, les enseignants indiquent que le syllabus est presque achevé. «Le programme est presque accompli. Il ne faut pas oublier que ce semestre est très court et rapide», soutient le président de la GTU. Selon les informations obtenues, les examens pour les petites classes pourraient débuter dès la première semaine d’octobre, pour finir autour du 28 octobre, avec ceux du Primary School Achievement Certificate (PSAC). Pour l’heure, toutes ces mesures restent encore au stade de discussions et d’ajustements.

Entre anticipation des examens et inquiétudes liées à la suppression de la promotion automatique, élèves, parents et enseignants s’apprêtent à entamer un trimestre décisif. Le système éducatif se prépare à une transition majeure, avec l’enjeu de garantir que chaque enfant progresse sur des bases solides, tout en maintenant un accompagnement adapté et humain.

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