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Mobilisation citoyenne
LALIT réclame la fermeture de la base militaire de Diego Garcia
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Mobilisation citoyenne
LALIT réclame la fermeture de la base militaire de Diego Garcia
? Tony Fine
Le mouvement LALIT, accompagné d’une vingtaine d’organisations syndicales, associatives et de membres de la société civile, s’est mobilisé lundi à Port-Louis. Vers 10 h 30, une délégation s’est rendue au Prime Minister’s Office pour y déposer une pétition réclamant la fermeture de la base militaire de Diego Garcia.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la 2ᵉ Journée mondiale d’action demandant la fermeture de toutes les bases militaires à travers le monde. Selon les organisateurs, l’initiative intervient dans un contexte international jugé sensible, Diego Garcia étant présenté comme un site stratégique susceptible d’être utilisé pour des opérations militaires, ce qui, estiment-ils, pourrait exposer Maurice à des risques de représailles.
Dans le texte remis au gouvernement, les signataires indiquent réitérer un appel adressé au Premier ministre depuis un an. Ils demandent à l’État mauricien de saisir le moment où Maurice a, selon eux, confirmé sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, afin d’insister sur la fermeture de la base militaire située à Diego Garcia, dans l’archipel des Chagos.
La pétition formule plusieurs demandes : la fermeture de la base, un amendement à la Constitution pour abolir toute base militaire étrangère sur le territoire mauricien, la réclamation d’arriérés de loyer aux autorités britanniques et américaines depuis l’Indépendance de 1968 jusqu’à la fermeture, ainsi que des réparations. Celles-ci viseraient, d’une part, les Chagossiens, pour les préjudices subis après leur déplacement forcé, et, d’autre part, l’État mauricien, pour l’occupation militaire jugée illégale d’une partie du territoire terrestre et maritime.
Le document met en avant plusieurs arguments : l’exercice effectif de la souveraineté mauricienne sur l’ensemble des Chagos, la fin d’une menace permanente de guerre, la prévention d’actes illégaux pouvant être commis depuis ce territoire (dont l’emprisonnement et la torture), le droit au retour des Chagossiens et la libre circulation des Mauriciens sur l’ensemble du territoire national. La pétition évoque aussi des enjeux liés au traité de Pelindaba (zone exempte d’armes nucléaires en Afrique), des préoccupations environnementales liées de la pollution associée aux installations militaires, et la possibilité d’une aire marine protégée. Les signataires affirment enfin vouloir renforcer le caractère de «Sovereign Democratic State» inscrit dans la Constitution.
Parmi les signataires figurent notamment Reeaz Chuttoo, président de la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé, Haniff Peerun, président du Mauritius Labour Congress, Deepak Benydin, président de la Federation of Parastatal Bodies and Other Unions, Atma Shanto, président de la Fédération des Travailleurs unis, Clency Bibi, président de la General Workers Federation, Narendranath Gopee, président de la National Trade Union Confederation, Randheer Bundoo, trésorier de la Government Teachers Union, Dain Jahajeeah, secrétaire de l’Union of Private Secondary Education Employees, Jocelin Louis, pour la Rodrigues Private Industries and Allied Workers Union, Avinash Bundhun, Telecommunications Workers Union, Ram Nowzadick, président de la Nursing Association, Russhid Golamaully pour la Senior and Other Nursing Staff Union, Lindsey Collen pour Ledikasyon pu Travayer, Bhollah Salaahud Diin pour Students for Palestine, Norman Tambanivoul pour le Dr. Idrice Goomany Treatment Centre, Danielle Turner pour Leve Fam!, Rajni Lallah pour Muvman Liberasyon Fam, Marousia Bouvery pour ABAIM, Tania Haberland pour Never Again–Olive Resistance, ainsi qu’Alain Ah Vee pour LALIT.
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