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Énergie

La recherche explore de nouvelles façons de produire efficacement

9 septembre 2025, 17:00

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La recherche explore de nouvelles façons de produire efficacement

■ Vers une production locale et renouvelable grâce à l’énergie éolienne.

Face à la crise énergétique et au risque de délestage avec l’été qui approche, le ministère de l’Énergie prévoit un ensemble de mesures à court, moyen et long terme pour stabiliser le système électrique et répondre à la demande en hausse. Parmi celles-ci figurent l’arrivée possible d’un powership d’une capacité de 90 à 110 MW, l’installation de batteries pour couvrir les pics de consommation, le déploiement de centrales mobiles et la location de turbines à gaz, ainsi qu’une centrale photovoltaïque flottante à Tamarind-Falls. Le gouvernement mise également sur le renforcement du parc solaire et éolien existant et sur le développement de projets d’agrivoltaïque qui combinent production agricole et production d’électricité solaire sur une même surface. Par ailleurs, environ 3 000 kits photovoltaïques seront installés gratuitement pour les ménages et les organisations sociales, accompagnés de campagnes de sensibilisation à l’usage responsable de l’électricité.

L’objectif initial d’atteindre 60 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique est désormais repoussé à 2035. L’enjeu reste de concilier sécurité énergétique et transition vers les énergies renouvelables, tout en relevant les défis liés à la modernisation du réseau électrique et en tenant compte des contraintes techniques, financières et environnementales.

Au-delà des mesures classiques, Maurice pourrait s’inspirer de solutions innovantes testées à l’étranger, adaptées à son contexte insulaire et les combiner aux initiatives déjà prévues pour soutenir la demande croissante en électricité. À titre d’exemple, des pavés générateurs d’électricité, installés dans des lieux très fréquentés, captent l’énergie des pas des passants pour produire de l’électricité. Déjà utilisés dans des villes au Royaume-Uni ou au Japon, ces sols spéciaux alimentent à petite échelle l’éclairage public, des panneaux d’information ou de petits appareils. La production d’électricité peut varier de 4 à 7 watts par personne, en fonction de son poids. Dans des centres commerciaux ou des gares, ces pavés pourraient produire de l’électricité tout en sensibilisant le public au développement durable.

Autre exemple, les éoliennes urbaines et micro-éoliennes. Ces petites installations, intégrées aux toits, poteaux ou autres infrastructures urbaines, permettent de produire de l’électricité localement. Dans certaines villes européennes et asiatiques, elles sont déjà utilisées pour alimenter l’éclairage public ou d’autres équipements. Les panneaux photovoltaïques intègrent également l’esthétisme à l’énergie solaire. Des solutions comme les vitrages photovoltaïques, presque invisibles lorsqu’ils sont intégrés aux bâtiments, représentent un axe de développement pour allier production d’électricité.

Les idées continuent d’évoluer à mesure que la recherche explore de nouvelles façons de maximiser l’efficacité de ces technologies. Ainsi, produire de l’électricité à partir du mouvement de l’eau peut sembler simple, mais les alternatives à la turbine hydraulique se sont souvent révélées peu efficaces. Des chercheurs de l’Université nationale de Singapour ont récemment proposé une approche originale, publiée le 16 avril dans ACS Central Science. Ils utilisent des tubes de 2 millimètres de diamètre, où l’eau s’écoule par gravité, segmentée en petits paquets séparés par des bulles d’air, à la manière de gouttes de pluie, contournant ainsi les limites des solutions extrêmes: d’un côté, les centrales hydroélectriques nécessitant d’énormes volumes d’eau, et de l’autre, les nanotubes générant du courant mais exigeant une pompe qui annule le gain énergétique.

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