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La recherche du MH370 reprend 12 ans après sa disparition dans l’océan Indien
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La recherche du MH370 reprend 12 ans après sa disparition dans l’océan Indien
■ La police transporte un débris, plus tard identifié comme faisant partie du vol Malaysia Airlines MH370 disparu, retrouvé dans la zone côtière de Saint-André, à l’est de l’île française de La Réunion, le 29 juillet 2015. (Photo Crédit : Getty Images)
Presque 12 ans après la disparition du vol Malaysia Airlines MH370, l’opération de recherche de l’épave reprend dans l’océan Indien, soutenue par les dernières avancées en matière de drones sous-marins autonomes. Le Boeing 777, transportant 239 personnes, avait décollé de Kuala Lumpur peu après minuit le 8 mars 2014, à destination de Pékin pour un vol d’environ six heures. Environ 40 minutes plus tard, le transpondeur de l’avion s’est éteint, le rendant invisible aux contrôles aériens civils. Les radars militaires l’ont cependant suivi alors qu’il effectuait un virage brusque vers l’ouest, survolant la péninsule malaise et plongeant dans l’immensité de l’océan Indien.
La recherche initiale avait couvert plus de 46 000 milles carrés au large de l’Australie occidentale, soit une surface supérieure à celle de l’État de Virginie. Grâce à des analyses de dérive combinant l’historique des courants et vents océaniques, la zone de probabilité la plus élevée pour retrouver l’épave a été réduite à environ 5 800 milles carrés.
La société anglo-américaine de robotique sous-marine Ocean Infinity déploie désormais une flotte de drones autonomes capables de plonger jusqu’à 6 000 mètres et de fonctionner jusqu’à 100 heures sans remonter à la surface. Ces véhicules, équipés de sonars latéraux pour créer des images 3D détaillées du fond océanique, de dispositifs à ultrasons pour sonder sous les sédiments et de magnétomètres pour détecter les métaux, scruteront la zone pour identifier tout débris potentiel. Si un objet intéressant est détecté, un véhicule télécommandé sera envoyé pour un examen plus précis.
■ Le robot sous-marin utilisé par «Ocean Infinity» pour la recherche est équipé d’un magnétomètre capable de détecter le métal même s’il est enfoui sous plusieurs mètres de sédiments au fond de l’océan. (Illustration : Kongsberg)
Depuis 2015, moins de 30 fragments présumés du MH370 ont été retrouvés sur différentes côtes de l’océan Indien. Le premier a été découvert sur l’île de La Réunion, suivi par des débris à Madagascar, au Mozambique, en Afrique du Sud, en Tanzanie et à Maurice, incluant des parties de voilure et des panneaux structurels de l’appareil. Aucun reste humain des passagers ou de l’équipage, originaires de 14 pays, n’a été retrouvé à ce jour.
Le gouvernement malaisien a conclu avec Ocean Infinity un contrat de 70 millions de dollars basé sur le principe no-find, no-fee, ne rémunérant la société qu’en cas de découverte du MH370. Au-delà de l’aspect financier, réussir cette mission permettrait de résoudre l’un des plus grands mystères de l’aviation depuis la disparition d’Amelia Earhart en 1937.
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