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Trafic de drogues
La National Agency for Drug Control fixe le cap
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Trafic de drogues
La National Agency for Drug Control fixe le cap
Échanges sur le rôle de coordination de la NADC face aux réseaux de trafic
La National Agency for Drug Control (NADC) poursuit la structuration de ses divisions opérationnelles. C’est dans ce cadre que, le vendredi 16 janvier, la NADC a tenu la première réunion de sa Supply Reduction Coordination Division. Autour de la table figuraient des représentants de l’AntiDrug and Smuggling Unit (ADSU), de la Financial Crimes Commission, de la Mauritius Revenue Authority (Customs), de la National Coast Guard, de la Mauritius Ports Authority, de la Financial Intelligence Unit, du Forensic Science Laboratory, ainsi qu’un représentant de la Commission de l’océan Indien.
Au-delà de la simple mise en relation des acteurs, cette rencontre visait surtout à clarifier le mandat de la NADC dans le champ sensible de l’enforcement. L’institution a ainsi tenu à rappeler qu’elle n’a pas vocation à conduire des opérations ni à s’immiscer dans celles des structures existantes. Son rôle se veut avant tout stratégique, axé sur la coordination, l’orientation et le suivi des actions menées contre les réseaux de trafic.
Dans cette optique, chaque entité participante a été invitée à présenter un état des lieux de ses champs d’intervention. Ces échanges ont permis de mieux cerner les contraintes opérationnelles, les priorités en cours et les marges de manœuvre de chacun, tout en faisant émerger plusieurs pistes de travail à approfondir dans les mois à venir.
Parallèlement, la NADC a présenté les cinq axes prioritaires qui structureront la mise en place progressive de technical working groups. Le premier concerne la coordination et l’intégration du renseignement, avec l’ambition de positionner la structure comme un point central d’analyse des tendances liées à l’offre de drogues. Un autre axe porte sur le renforcement de la coordination inter-agences aux ports, aux frontières et sur les routes maritimes identifiées comme à haut risque.
À ces priorités s’ajoute la lutte contre les flux financiers liés au trafic, notamment par le ciblage des avoirs des réseaux criminels. La réflexion intègre également les liens entre le milieu carcéral et l’approvisionnement en drogues dans la société. Enfin, la NADC entend renforcer la coopération régionale et internationale afin d’inscrire plus solidement Maurice dans les cadres globaux de réduction de l’offre.
Mis en place de manière progressive, les technical working groups auront pour mission d’élaborer des mesures concrètes destinées à rendre les enquêtes liées au trafic de drogue plus cohérentes et plus efficaces. À terme, cette démarche devrait permettre de réduire la fragmentation et la duplication des efforts, tout en préservant l’indépendance opérationnelle des acteurs concernés.
La stratégie défendue privilégie une action fondée sur le renseignement et la coordination plutôt que sur des interventions isolées. Le démantèlement des réseaux criminels organisés est ainsi présenté comme un objectif central, soutenu par un pilotage stratégique renforcé et une meilleure circulation de l’information, appelée à améliorer l’accountability du dispositif national de lutte antidrogue.
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