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Chiens menacés, chats empoisonnés
La colère monte à Calodyne
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Chiens menacés, chats empoisonnés
La colère monte à Calodyne
Un couple de Calodyne a porté plainte après que leur voisin les a menacés d’empoisonner leurs chiens. Cet incident intervient dans un climat de méfiance grandissante dans ce quartier du nord de l’île, où plusieurs résidents affirment avoir perdu des animaux dans des circonstances suspectes.
Les faits remontent au 4 septembre. Alors qu’ils rentraient du travail, les plaignants affirment avoir été apostrophés par leur voisin d’en face. Celui-ci leur aurait adressé des «propos incendiaires», se plaignant du dérangement causé par les aboiements. «Mon voisin a dit verbatim : j’empoisonnerai tous vos chiens demain», a relaté le couple dans sa déposition au poste de police de Grand-Gaube. Une enquête a été ouverte.
Un témoin indirect a par ailleurs évoqué la mort de son chat il y a quelques mois, sans qu’un lien avec les menaces alléguées puisse être établi. «Les chiens sont des êtres innocents et ne doivent pas être pris en otage par des comportements inhumains», ont insisté les propriétaires, se disant «choqués» et «inquiets» pour la sécurité de leurs animaux.
Ces menaces surviennent alors que d’autres habitants du quartier rapportent des pertes massives d’animaux depuis juillet, qu’ils attribuent à une exposition toxique consécutive à des opérations de fumigation contre les moustiques.
Plusieurs témoignages font état de chats, oiseaux et tortues victimes de troubles rénaux ou respiratoires graves, souvent mortels. Une résidente affirme avoir perdu cinq chats, une autre signale qu’une tortue a développé de sévères lésions respiratoires, tandis qu’une troisième rapporte la mort d’une perruche.
Un couple a détaillé avoir dû faire euthanasier successivement deux chats âgés de neuf ans, Deni et Emmy, après de longues souffrances liées à des défaillances rénales et hépatiques. «Les vétérinaires nous ont confirmé que les symptômes correspondaient à une intoxication», soutient la propriétaire, qui dit avoir multiplié les démarches auprès des autorités.
Des signalements ont été adressés à la Mauritius Society for Animal Welfare, au ministère de la Santé et à la police, notamment le 24 août, jour de la mort du second chat. Le corps de l’animal a été soumis à la Division of Veterinary Services et au Forensic Science Laboratory pour des analyses toxicologiques. Mais les résultats n’ont pas encore été communiqués, selon les plaignants.
Le ministère de la Santé aurait confirmé lors d’une inspection le 2 septembre que les produits utilisés étaient «mortels pour les moustiques et dangereux pour les animaux», promettant un rapport qui n’a pas davantage été publié.
Au-delà des pertes animales, plusieurs habitants disent avoir souffert de symptômes physiques – yeux rouges, démangeaisons cutanées – après les opérations de fumigation. Certains affirment vivre dans l’angoisse, redoutant de nouvelles expositions.
«Nous demandons aux autorités de publier sans délai les résultats des analyses et d’ordonner une enquête environnementale complète», plaident les résidents. Ils réclament la mise en place d’un protocole de sécurité afin de protéger les familles et leurs animaux.
Pour l’heure, la police poursuit ses investigations sur les menaces directes visant les chiens du couple, tandis que les habitants de Calodyne restent en attente d’éclaircissements sur l’origine des autres cas recensés.
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