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Syndicat des pêcheurs
Judex Rampaul : «400 pêcheurs et familles sont affectés»
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Syndicat des pêcheurs
Judex Rampaul : «400 pêcheurs et familles sont affectés»
Le syndicat des pêcheurs a tenu une conférence de presse le 13 novembre 2025 au Trevessa House à Mer Rouge pour dénoncer l’interruption des allocations des pêcheurs. Qualifiant la situation autour de la carte des pêcheurs de préoccupante, Judex Rampaul (centre), président du syndicat des pêcheurs, a expliqué qu’en plus de la suspension des allocations, les officiers des fisheries refuseraient désormais d’apposer les tampons mensuels sur les cartes des pêcheurs. La cause, explique-t-il, résulterait d’une interprétation erronée du ministère concernant le Business Registration Number (BRN) et la trade licence.
Selon le syndicat, près de 400 pêcheurs et leurs familles sont touchés par la suspension des allocations. Judex Rampaul a appelé le ministre Arvin Boolell à intervenir afin de corriger cette injustice. Il a également souligné le caractère insensé de la situation, rappelant que de nombreux pêcheurs ont leur carte depuis plus de vingt ans : «Pe penaliz bann peser akoz enn BRN ki pa pe mem servi.» Contacté, le ministre Arvin Boolell ne nous avait pas encore répondu au moment où nous mettions sous presse. Le pêcheur Louis Kelly a, quant à lui, signalé un problème de pollution croissant, qui affecte de plus en plus les pêcheurs.
Dans une vidéo d’un peu plus de deux minutes, le syndicat révèle – à la suite d’un constat effectué au large de Baie-du-Tombeau – la présence de déchets dans le lagon. Ensuite, le syndicat révèle qu’au large de Montagne Jacquot, des eaux usées seraient déversées en mer par le Montagne Jacquot Wastewater Treatment Plant. Ils ont exposé la situation avec des vidéos faites lors de séances de plongée.
Contactée, la Wastewater Management Authority (WMA) a apporté des clarifications : «Des eaux usées sont rejetées en mer au large de Montagne Jacquot mais un traitement de niveau primaire avancé est effectué au préalable, en conformité avec les normes environnementales (Standards for Ocean Discharge) prévues par l’Environment Protection Act 2024. De plus, des tests sont effectués toutes les deux semaines afin de vérifier la qualité de l’eau et les résultats sont transmis chaque mois au ministère de l’Environnement.» La WMA ajoute qu’elle travaille actuellement avec des experts de l’Agence Française de Développement pour étudier la possibilité de rehausser le niveau de traitement en vue d’une éventuelle réutilisation des eaux traitées.
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