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Démission de Paul Bérenger comme Premier ministre adjoint
Jean Claude de l’Estrac : «Dans peu de temps, il deviendra ce qu’il n’a jamais cessé d’être en réalité, un opposant»
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Démission de Paul Bérenger comme Premier ministre adjoint
Jean Claude de l’Estrac : «Dans peu de temps, il deviendra ce qu’il n’a jamais cessé d’être en réalité, un opposant»
Pour Jean Claude de l’Estrac, ancien ministre et ancien membre du MMM, «cette démission, malheureusement, n’étonne personne. En tout cas, pas moi, puisque j’avais déjà publiquement prédit, y compris dans votre journal, que ça n’allait pas durer longtemps, que la seule question qui se posait, c’était quand cela devait intervenir. Pour une bonne et simple raison : les mêmes causes produisent les mêmes effets».
La cause, selon Jean Claude de l’Estrac, réside dans le comportement de Bérenger, sa difficulté à travailler au sein d’une équipe, ainsi que sa difficulté à accepter le nécessaire compromis lorsqu’on fait partie d’une alliance. «Le résultat, donc, à chaque fois, a été le même, sous n’importe quel Premier ministre avec lequel il a travaillé. À chaque fois, on aboutit au même psychodrame. Alors, c’est triste et pathétique de voir quelqu’un comme lui, qui a quand même marqué l’histoire politique de ce pays pendant plus d’un demi-siècle, se retrouver, à la fin de sa carrière politique, désavoué par son propre parti, parce que c’est de cela qu’il s’agit».
Concernant les options de l’ex-DPM, Jean Claude de l’Estrac estime qu’il voit mal Paul Bérenger en «backbencher» du gouvernement. «Ce serait totalement illogique. Il ne peut pas quitter un gouvernement qu’il abhorre, qu’il critique, et ensuite se muer en backbencher, c’est-à-dire en soutien de ce gouvernement au Parlement. En tout état de cause, dans peu de temps, il deviendra ce qu’il n’a jamais cessé d’être en réalité, un opposant».
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