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Dans le viseur de la FCC
Enquête sur les activités financières et événementielles de Lallmamode
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Dans le viseur de la FCC
Enquête sur les activités financières et événementielles de Lallmamode
Muzaffar Lallmamode à la FCC hier. © Rishi Etwaroo
Muzaffar Lallmamode, figure bien connue du milieu événementiel, se retrouve à nouveau au centre d’une enquête menée par la Financial Crimes Commission (FCC). Une fouille a eu lieu dans sa demeure à Moka, hier, mais il a expliqué qu’il loue cette maison et qu’il n’a rien comme bien immobilier à son nom.
Originaire de Coromandel, il avait déjà été arrêté il y a sept ans pour son implication présumée dans l’importation de drogues synthétiques, dissimulées dans des bougies et estimées à Rs 1,1 million. Directeur général de Konect Solutions Ltd, Muzaffar Lallmamode organise des festivals dans des lieux prestigieux, attirant des DJ internationaux et proposant des billets à des prix souvent inaccessibles au public moyen. La sécurité de ses événements est assurée par des proches de Steven Moothoocurpen, lui aussi ciblé par la FCC lors d’une saisie de véhicules de luxe le 5 août dernier.
Lundi, lors de sa comparution à la New Court House dans le cadre d’une enquête de la Division Supporting Unit (DSU), un incident a éclaté lorsque son entourage a tenté d’empêcher les journalistes de prendre des photos, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre. Parallèlement, Muzaffar Lallmamode fait face à une accusation provisoire d’intimidation criminelle, déposée par une policière suite à un incident récent. Il a été libéré sous une caution de Rs 5 000 et a signé une reconnaissance de dette de Rs 10 000. Il est également en liberté conditionnelle pour une autre accusation provisoire liée au blanchiment d’argent.
La FCC s’intéresse désormais à ses actifs, notamment ses véhicules – une BMW et une Ford Mustang – ainsi qu’au financement de ses événements, incluant la venue de DJ européens, et à ses liens financiers avec Steven Moothoocurpen. Interrogé par la DSU au sujet des USD 16 600 saisis, Muzaffar Lallmamode a nié toute activité illégale, affirmant que son entreprise était enregistrée et que ses obligations fiscales ont été respectées auprès de la Mauritius Revenue Authority.
Il a expliqué que les devises lui auraient été remises par un proche de retour de Chine en remboursement d’une dette. Concernant la Ford Mustang saisie, il précise qu’il s’agit d’un véhicule de location, son propre véhicule étant en réparation, et qu’il ne l’avait pas encore restitué à son propriétaire.
La police ainsi que la FCC poursuivent leurs investigations afin de clarifier l’origine des fonds et les circonstances entourant les biens saisis. Cela, dans le cadre d’une enquête qui pourrait entraîner des répercussions majeures sur le monde de l’événementiel à Maurice.
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