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Réforme électorale
En Avant Moris dépose sa proposition au PMO
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Réforme électorale
En Avant Moris dépose sa proposition au PMO
À deux jours de la date butoir, les dirigeants du mouvement En Avant Moris ont déposé mercredi matin au Prime Minister’s Office (PMO), leur proposition détaillée de réforme électorale. Objectif affiché : moderniser un système jugé obsolète et mieux refléter la réalité démographique, sociale et politique de Maurice.
Au cœur de leur démarche, une critique frontale du Best Loser System (BLS), que le mouvement souhaite voir aboli. Pour En Avant Moris, il n’est plus acceptable de fonder la représentation politique sur des données issues du recensement de 1972. «Moris inn sanze. Popilasion inn sanze. Reform bizin baze lor sif reel, sif acktiel», plaident les responsables, qui demandent la publication des chiffres du dernier recensement.
Un système mixte
Concrètement, En Avant Moris avance un système électoral mixte, combinant élection directe et proportionnelle. Leur proposition prévoit 40 députés élus directement dans les circonscriptions et 20 députés désignés à la proportionnelle, afin de corriger les distorsions du scrutin majoritaire sans compromettre la stabilité politique du pays.
«Boukou dimounn al vote, mais kan rezilta sorti, zot pa touzour retrouv zot ladan. Rezilta : dimounn fatige, dekouraze», soutient le mouvement. L’enjeu, selon ses dirigeants, est de garantir que chaque vote compte et que tous les citoyens soient égaux, sans classification ethnique.
Dans le même esprit, En Avant Moris réclame la fin de l’enregistrement ethnique, indissociable selon eux du BLS, et l’octroi du droit de vote à la diaspora, à l’instar de nombreuses démocraties modernes.
Intervenant lors du dépôt, la Secrétaire générale Chimène Rauve a insisté sur la portée du moment : «C’est un exercice extrêmement important. Nous espérons que ce débat ne sera pas de la poudre aux yeux, mais une réelle volonté d’aboutir à la bonne proposition. Depuis des années, le peuple mauricien souffre de ce système.»
Autre volet majeur de la proposition : la représentation des femmes. En Avant Moris plaide pour un minimum de 30 % de femmes au Parlement, estimant qu’il s’agit d’une exigence démocratique alors que les femmes représentent près de la moitié de la population.
La présidente de En Avant Moris, Nita Juddoo, a rappelé que cette revendication est au cœur du combat du mouvement, tandis que Patrick Belcourt a souligné l’importance d’un débat «ouvert et sincère». Le mouvement appelle désormais à un débat national de fond.
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