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Dr Suren Budhan : «Le Continuous Glucose Monitoring permet de se réapproprier son alimentation»

9 mai 2026, 14:00

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Dr Suren Budhan : «Le Continuous Glucose Monitoring permet de se réapproprier son alimentation»

Dr Suren Budhan, généraliste, urgentiste et chercheur de l’équipe PreciDIAB. (Crédit photo : Beekash Roopun)

En 2025, près d’un Mauricien sur cinq souffrait du diabète, soit 20.1 % de la population adulte, l’un des taux de prévalence les plus élevés au monde. Quand on sait que cette maladie fait partie de troubles interdépendants (hypertension, obésité, dyslipidémies), qui font courir un risque élevé d’accidents cardiovasculaires, c’est encore plus inquiétant. On fait le point sur le diabète, l’évolution des molécules et l’apport de la technologie dans son contrôle avec le chercheur Suren Budhan, médecin généraliste et urgentiste, qui fait partie de l’équipe PreciDIAB du professeur émérite Philippe Froguel.

? La découverte du diabète remonte à quand ?

Le diabète a marqué l’histoire de la médecine depuis 4000 ans avant Jésus Christ. Les Grecs avaient remarqué que les personnes dont l’urine attirait des insectes ne vivaient pas longtemps. Puis les gouteurs d’urines ont fait apparaitre deux nosologies, le diabète insipide (urine fade) et le diabète sucré. Deux maladies qui n’ont rien en commun.

? Comment les tests de dépistage du diabète ont-ils évolué ?

Au début, on chauffait l’urine dans des éprouvettes et lorsque celle-ci devenait ocre, on disait que la personne testée avait trop de sucre dans l’urine. Au fur et à mesure, on a développé des bandelettes urinaires, qui sont toujours utilisées, avant l’introduction de deux méthodes d’analyse sanguine permettant la standardisation de la glycémie plasmatique (taux de sucre sanguin). Avec l’analyse sanguine, on dit aujourd’hui que si par deux fois à jeun et à intervalle d’un mois, la glycémie dépasse 7 millimoles (1 gm 26 en France), on est diabétique. On dit aussi que si on dépasse 11 millimoles (2 gm en France) à n’importe quel moment, c’est qu’on est diabétique aussi. Cela signifie que cette personne va doubler son risque de faire un accident cardiovasculaire d’ici cinq ans.

? Voilà de quoi paniquer, n’est-ce pas ?

Pas du tout. Cela ne veut pas dire qu’il faut se précipiter ou paniquer. Il faut simplement réfléchir à la stratégie de prise en charge de façon optimisée. Il faudrait d’ailleurs revoir les protocoles de prise en charge à Maurice car ceux que nous utilisons sont calqués sur la population caucasienne alors que la nôtre est composée de différents groupes ethniques. Selon l’Organisation mondiale de la santé, nous avons trois des cinq ethnies mondiales, à savoir les Caucasiens, les Africains de l’Est et les Malgaches, les Indiens du Nord, ceux du Sud et les Chinois. Il nous manque les Peaux Rouges ou Amérindiens et les Aborigènes d’Australie. L’OMS estime que Maurice et Rodrigues représentent à elles seules 75 % de la population mondiale, d’où l’intérêt du professeur Froguel et de son équipe PreciDIAB à faire des recherches génétiques sur ces populations de la République de Maurice.

? Le fait que nous utilisions des protocoles de prise en charge établis sur des Caucasiens peut-il causer des erreurs de diagnostic ?

Oui, c’est possible. L’American Diabetic Association (ADA) a vu que l’on peut traiter la population caucasienne en se basant sur son résultat de HbA1c, soit l’hémoglobine glyquée (taux de glycémie sanguine). Mais dans sa note, l’ADA précise de ne pas se fier aux résultats pour les populations ayant des mutations de l’hémoglobine comme la thalassémie (maladie génétique héréditaire du sang qui induit une insuffisance d’hémoglobine et par conséquent l’anémie chronique) et la drépanocytose (maladie génétique héréditaire du sang qui déforme les globules rouges en s et cause une anémie chronique et d’autres symptômes), de même que pour les Asiatiques et les Africains, qui sont aussi deux populations de chez nous. En utilisant le protocole de prise en charge des Caucasiens, on se base sur un repère erroné et pas fiable pour la majorité de notre population.

? Dans lequel cas, un Mauricien diabétique de type 2 doit-il faire tester sa glycémie tous les trois mois ?

L’hémoglobine se trouve dans les globules rouges dont la durée de vie est de 120 à 150 jours. Après, elles se recyclent. De ce fait, il faut opter pour un test tous les trois mois et pas avant car autrement, les résultats seront sans intérêt. Il faut aussi savoir que les résultats de l’hémoglobine glyquée sont un reflet de votre glycémie des 30 derniers jours. Par exemple, si un diabétique de type 2 fait des excès pendant deux mois et que le troisième mois, il suit un régime strict, son résultat glycémique indiquera certes des valeurs faibles mais celles-ci seront erronées et ne reflèteront pas sa véritable glycémie. C’est pour cela qu’il faut prendre l’hémoglobine glyquée avec des pincettes chez nos populations mauriciennes et rodriguaises.

? Quelle a été l’évolution des molécules dans le traitement du diabète de type 2 ?

L’insuline a été découverte en 1921 et était le seul médicament disponible à l’époque. Les premiers cas de diabète de type 2 ont été découverts durant la période pré et post Deuxième Guerre Mondiale. A l’époque, on traitait les diabétiques de type 2 par sulfamides. Ces médicaments étaient très adaptés aux Européens mais pas efficaces sur les Asiatiques, jusqu’à ce que les scientifiques comprennent que ces derniers sont insulino-résistants. Dans les années 50-60, la metformine a été utilisée de façon régulière et ce médicament fonctionnait sur les insulino-résistants. L’évolution des molécules a montré que la metformine améliorait la glycémie des patients mais que les résultats n’étaient pas toujours probants. Les études se sont poursuivies et on a trouvé un médicament qui agissait sur une autre hormone du diabète appelée le glucagon et qui fait grimper la glycémie lorsque celle-ci baisse chez un sujet. On a ensuite créé des médicaments allant dans le sens des analogues du GLP1, soit l’Ozempic dans sa forme galénique et sa durée est d’une semaine. La première molécule, Byetta par Eli Lilly, était assez mal tolérée et puis Novo Nordisk a sorti le Victoza, qui est à libération rapide alors que l’Ozempic et le Mounjaro que l’on doit s’injecter sont à libération prolongée.

Actuellement, il y a un autre médicament inhibiteur de la molécule DDP4 et c’est le Galvus (vildagliptine) sous forme de comprimé, qui cible le diabète à travers les intestins. Les études publiées par les Indo-Singapouriens et les Coréens ont toutefois montré que son effet est moindre sur les populations asiatiques. Cela explique une fois de plus l’intérêt de PreciDIAB à faire des études sur les populations de la République de Maurice. Un médicament qui va changer la donne chez les diabétiques et surtout les Asiatiques c’est le SGLT2, inhibiteur qui empêche la résorption du glucose dans l’urine à travers le rein. De plus, les études récentes ont montré qu’en sus de contrôler la glycémie, cet inhibiteur protège le cerveau contre l’Alzheimer, prévient un foie gras et protège le cœur. Ce médicament est disponible à Maurice.

? Hormis le contrôle de l’hémoglobine glyquée, quel autre test de dépistage est fiable ?

On dose aussi le taux d’insulinémie - taux d’insuline sanguin - et on fait une correspondance entre ce taux d’insuline et la glycémie. Ce test est disponible ici. Les chercheurs ont réalisé que l’analyse de la glycémie capillaire par glucomètre est extrêmement fiable, sa marge d’erreur étant de moins de 1 %. Sauf que ça fait mal pour un diabétique de type 1 d’avoir à se piquer le doigt quatre fois par jour et on sait que ce sont surtout des enfants qui souffrent du diabète de type 1. Il serait souhaitable que l’Etat investisse dans des pompes à insuline miniaturisées dont la durée de vie est de trois ans. L’avantage avec cette pompe est qu’il n’est pas nécessaire de se piquer le doigt et que l’appareil lit la glycémie automatiquement et ajuste les doses d’insuline sans que le sujet ne doive s’en préoccuper en utilisant de l’insuline rapide simplement.

? La technologie entre-t-elle aussi dans le contrôle du diabète de type 2 ?

Express.mu (620 x 330) (53).jpg Relevé par Continuous Glucose Monitoring

Oui, avec l’appareil de surveillance de glycémie continue ou Continuous Glucose Monitoring. C’est un capteur sous forme de dispositif rond avec une aiguille très fine dedans que l’on pose facilement sur le bras. L’aiguille rentre dans l’interstice entre le derme et l’épiderme et mesure automatiquement la glycémie toutes les 15 minutes ou toutes les cinq minutes, dépendant si le fabriquant est européen ou chinois. Le résultat est sous forme de graphique, qui apparaît sur le capteur. Le patient l’envoie à son médecin, qui télécharge son rapport. Ce document indique les fluctuations dans la glycémie sur une période de 15 jours et des glycémies automatiquement enregistrées toutes les 15 minutes. Ainsi, le patient peut comparer ces valeurs avec les repas qu’il a consommés et adapter son alimentation en conséquence en évitant une conjugaison d’aliments lui donnant des pics de glycémie élevée. Le CGM permet aux diabétiques de type 2 de se réapproprier leur alimentation. Le capteur dure 15 jours seulement et coûte Rs 3 000. Il n’est donc pas à la portée de tous. Aux Etats-Unis, le laboratoire Roche a sorti le Continuous Blood Glucose Monitoring et ce dispositif coûte moins cher que le CGM. Il est très invasif et doit être posé sous-cutané. Mais son avantage est qu’il dure un an et livre ses analyses durant cette période. Il n’est malheureusement pas disponible à Maurice. Le professeur Froguel, le scientifique Lekh Bissoonauthsing et moi allons travailler sur un projet à Maurice que nous avions démarré à La Réunion et qui a été malheureusement stoppé avec la pandémie du Covid-19. Il s’agit d’un projet de recherche pilote avec 64 sujets mauriciens et rodriguais et à terme 625 sujets pour voir l’adaptation des aliments selon le CGM sur 15 jours. L’objectif de cette recherche sera de développer un outil pour les professionnels de santé mauriciens et de l’océan Indien, c’est-à-dire, publier un ouvrage à leur intention car nous avons les mêmes habitudes alimentaires. Cette recherche nous permettra de suivre ces sujets et d’avoir une base de données sur les aliments les plus adaptés aux diabétiques de type 2.

? On parle beaucoup des sucres cachés dans les aliments, qui pourraient causer des pics de glycémie chez les diabétiques. Quels sont-ils ?

Je vais d’abord vous citer les aliments qui ne font pas monter la glycémie. Les riz basmati 1121 et 51/52 sont bons, les pâtes aussi, qu’elles soient cuites al dente ou davantage, la pomme de terre non plus ne fait pas monter la glycémie. Les aliments qui font grimper la glycémie sont tous les pains, qu’ils soient blancs ou bruns. Nous pensons que les boulangers mettent du sucre dans leur pâte à pain pour accélérer la fermentation. Or, le pain doit comprendre uniquement de la farine, de l’eau, de la levure ou du levain et du sel. Pas de sucre. Le seul pain qui ne fait pas grimper la glycémie est celui de seigle. Nous avons aussi noté que les mines – nouilles chinoises - sont toxiques pour les diabétiques car pour leur donner du goût, du sucre est ajouté aux sauces. Il faut bannir les sauces sucrées dans les mines. Tous les jus, qu’ils soient frais ou en brique, font monter la glycémie. Il vaut mieux manger un fruit frais. Les fruits très sucrés qu’il faut consommer avec parcimonie sont les bananes, les mangues et les ananas. Le mode de cuisson a aussi un rôle à jouer.

? C’est-à-dire ?

On regarde l’indice glycémique, soit la composition génétique de la plante avec son contenu de glucose ou d’amidon. Par exemple, les variétés de canne à sucre ont différents indices glycémiques. L’indice glycémique du riz est déterminé génétiquement. Par exemple, les riz hybrides, soit parfumés, sont à éviter pour les diabétiques car ils n’ont pas assez de fibres et leur charge glycémique est plus élevée, selon les modalités de cuisson et leur digestibilité. Si vous voulez connaître la composition des aliments, vous pouvez aussi consulter un site spécifique*. Nous pensons à créer une application scientifique pour que les personnes puissent adapter leur alimentation en fonction de l’indice glycémique des aliments. Nous voulons aussi donner des modalités de cuisson car nous avons regardé les capteurs des patients sur CGM à La Réunion et nous n’avons vu aucune différence significative chez les consommateurs de riz blanc ou brun selon le mode de cuisson. On va travailler dessus avec des diététiciens car le riz c’est la céréale la plus consommée au monde. On va chercher des fonds et faire une demande de validation de recherche auprès du Clinical Research and Regulatory Council.

? Où en sont les discussions de PreciDIAB avec la partie mauricienne par rapport à la mise en place d’un centre de recherche dans l’île ?

Nous avons beaucoup avancé. Nous avons eu une réunion mardi avec l’université de Maurice (UOM) et l’Open University et on va aller de l’avant avec les équipes qui mettront en place le centre de recherche national et régional. Ce projet sera piloté par l’UOM, qui assurera la coordination avec le professeur Froguel pour développer un partenariat public-privé avec les sociétés savantes dont la Société des Médecins et des Dentistes de l’Ecole Française (SMEDEF), avec qui nous avons déjà signé une convention, de même qu’avec les associations de cardiologues, néphrologues et diabétologues. Cette plateforme doit réunir les ressources humaines et techniques et les experts internationaux. Elle aura trois vocations : former 70 professionnels de santé et une quinzaine de techniciens, valider et valoriser ce qu’on va trouver et déterminer des protocoles de prise en charge plus adaptés à nos populations et aux Îles de l’océan Indien, avec un projet plus grand et où l’on associera l’Institut français de Maurice, l’Agence française de développement et la Commission de l’océan Indien. Nous ferons une demande pour l’obtention d’un fonds auprès du Mauritius Research and Innovation Council pour mener un projet pilote avec 64 sujets et cela permettrait d’ajuster le protocole et ensuite d’étendre l’étude à 625 sujets pour avoir des résultats probants. Etude qui s’étendra sur deux à trois ans. Donc, nous avons en tête deux études.

* https://ciqual.anses.fr

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Bio express

Dr Suren Budhan, généraliste, urgentiste et chercheur de l’équipe PreciDIAB

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Suren Budhan est un professionnel de santé originaire de Quartier-Militaire. Il a passé son adolescence à Rose-Hill. Il a fréquenté le Louis Nellan Government School et a obtenu la bourse de fin d’études primaires. Cela lui a ouvert les portes du Collège Royal de Curepipe. A la fin de ses études secondaires dans la filière scientifique, il a été admis à l’université de Lille en France pour étudier la médecine. C’est son oncle maternel qui a financé ses études. Il était studieux et appliqué, à tel point «qu’à force d’étudier, votre corps prend la forme de la chaise», dit-il en riant. Il a réussi sa première année de médecine et a poursuivi ses études jusqu’en cinquième année qu’il a redoublée car «j’étais en guerre avec les profs». Lors d’un stage effectué à Maurice dans les hôpitaux Victoria et Dr A. G. Jeetoo, il a eu pour mentors l’hématologue Veerasamy et le pédiatre Amrith Rajcoomar. Après avoir regagné Lille pour poursuivre ses études de médecine, en septième année, il a fait un stage de deux ans à La Réunion avant de regagner la France et soutenir sa thèse de fin d’études portant sur l’installation du Service d’Aide Médical d’Urgence à Maurice. Son diplôme de médecin généraliste obtenu, il a eu du mal à trouver un travail car l’emploi était à l’époque rare en France. Ayant appris que le Dr Froguel cherchait un médecin pour le contrôle de qualité de ses recherches, il a postulé et a été recruté pour son plus grand bonheur car aux côtés de cet endocrinologue et spécialiste des maladies cardiométaboliques, il a assisté à la découverte de deux gènes, le MODY 4, qui donne le diabète et qui affecte très tôt les yeux et les reins, et le gène beta-3 adrénergique qui entraîne l’obésité. Avec le professeur Froguel, il a développé un projet de recherche sur l’obésité de l’enfant en juillet 1997 et son mentor l’a ensuite envoyé à Paris où il a travaillé avec le professeur Guy-Grand, concepteur de la prise en charge de l’obésité avec son concept «Mangez, vous allez maigrir.» «J’ai beaucoup appris sur l’obésité et la recherche sur cette maladie avec de grands chercheurs.» Lorsque le professeur Froguel est parti enseigner la médecine génétique à l’Imperial College de Londres, le Dr Budhan s’est fait muter sur La Réunion et a été recruté comme médecin urgentiste à l’hôpital Gabriel Martin à St Paul. Il a passé son diplôme de médecin urgentiste et a été partenaire avec SOS Médecins Ouest au Port. Il y est resté 17 ans avant de rejoindre, en 2007, l’Association pour l’Utilisation du Rein Artificiel (AURAR) où il a contribué à développer une clinique de l’obésité. Il a été l’auteur principal d’un livre grand public sur l’obésité intitulé «S’enrober ou s’en tirer» avec pour coauteurs Jean-Loup Bascands, expert de l’INSERM en fibrose rénale et la scientifique Mélanie Capredon. En 2013, l’AURAR lui a demandé d’aller monter une clinique de l’obésité à Abou Dabi et en 2015, il a mis en place un service de recherche Obésité, Diabète, Hypertension, Insuffisance Rénale (ODHIR). Malheureusement, celle-ci a fermé avec le Covid-19. En se rendant en Europe, il est repassé par Lille et a retrouvé le professeur Froguel et c’est là qu’ils ont débarqué à Maurice et démarré un projet de diagnostic et de médecine de précision à la Clinique Mauricienne. Sur 70 échantillons pris sur des Mauriciens diabétiques, le séquençage de génome effectué par leur collègue, le Dr Amélie Bonnefond, a révélé 22 gènes dont huit ont des mutations pathogènes et 14 mutations de signification incertaine «car nous avons affaire à une population d’origines différentes. Là, nous allons continuer nos recherches avec la clinique Premium Care du neurologue Dominique Lam et du gastroentérologue Denis Li Kam Wa, qui ont compris l’importance de notre travail et nous ont demandé de monter un centre de recherche à la clinique pour desservir la population mauricienne. Cela se fait avec le concours de la SMEDEF.» Tout un programme excitant à venir donc…

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