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Cannabis/ poison
CURE défie la NADC après les déclarations chocs de… Sam Lauthan
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Cannabis/ poison
CURE défie la NADC après les déclarations chocs de… Sam Lauthan
Les déclarations de Sam Lauthan, directeur de la National Agency for Drug Control (NADC), sur la dépénalisation et la légalisation du cannabis provoquent la colère de CURE (Collectif Urgence - Réduction des Risques) Mauritius.
À noter que c’est une sortie médiatique de Sam Lauthan, lors d’une marche citoyenne contre la drogue à Saint-Pierre dimanche, qui a déclenché la réaction immédiate de CURE Mauritius. Aux côtés des députés Babita Thannoo et Govinden Venkatasami et du militant politique Stefan Gua, Sam Lauthan a réaffirmé publiquement son opposition ferme à toute dépénalisation du cannabis, décrivant la substance comme un «poison» et appelant à une mobilisation nationale contre ce qu’il considère être un fléau.
Dans un courrier officiel adressé à Navin Ramgoolam, Premier ministre et ministre de la Défense, de l’intérieur, des communications extérieures et des Finances, à Paul Bérenger, Premier ministre adjoint et à Anil Kumar Bachoo, ministre de la Santé et du bien-être, en date mardi 16 septembre, l’association accuse la NADC de tenir un discours biaisé et scientifiquement infondé.
Pour CURE Mauritius, l’emploi du terme «poison» pour qualifier le cannabis est non seulement «particulièrement inflammatoire», mais surtout potentiellement faux sur le plan scientifique. L’association rappelle que le rôle de la NADC n’est pas d’alimenter un discours moraliste mais de guider les politiques publiques sur la base de données validées et d’évaluations indépendantes.
Dans son courrier, CURE Mauritius insiste sur le fait que de telles déclarations, faites avant même la fin des consultations nationales sur la politique des drogues, minent la crédibilité de l’institution et faussent le débat, et avertit que ce type de sortie publique renforce la stigmatisation des consommateurs de cannabis, décourage les patients qui s’intéressent à l’usage médical et bloque la recherche scientifique sur les effets réels de la plante.
CURE Mauritius demande formellement aux décideurs d’ordonner une évaluation toxicologique indépendante afin de vérifier si la déclaration de Sam Lauthan est fondée. Elle réclame également la publication de toute donnée scientifique en possession de la NADC ou du ministère de la Santé concernant la composition et les effets du cannabis.
L’association souligne que les réformes menées dans des pays comme le Portugal, le Brésil et l’Afrique du Sud ont démontré que la régulation du cannabis, loin d’augmenter les risques sanitaires, permet de réduire les dommages, de faire reculer les trafics et d’améliorer l’accès aux soins.
CURE Mauritius accuse la NADC de fermer les yeux sur ces données internationales et de s’accrocher à un discours qui n’est plus en phase avec la réalité scientifique ni avec les engagements de Maurice en matière de droits humains, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Pour CURE Mauritius, les Mauriciens ont droit à un débat honnête et informé sur la dépénalisation ou la régulation du cannabis, sans que les institutions publiques biaisent la discussion par des affirmations non vérifiées.
Le courrier se conclut en appelant le gouvernement à rétablir la neutralité du débat et à garantir que les futures communications officielles sur le cannabis soient fondées sur des preuves et respectueuses des droits constitutionnels des citoyens.
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