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Secteur agricole
Contraintes, production et profil des exploitants
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Secteur agricole
Contraintes, production et profil des exploitants
Le «Census of Agriculture», publié le 22 août par Statistics Mauritius, dresse un état des lieux du secteur agricole local. Cette enquête révèle l’évolution des exploitations, la structure des cultures, le profil des agriculteurs, ainsi que les pratiques et défis du secteur, offrant ainsi un panorama clair de l’agriculture locale entre juillet 2023 et juin 2024.
■ État des exploitations agricoles
Entre juillet 2023 et juin 2024, Maurice et Rodrigues comptaient 24 145 exploitations agricoles, contre 23 456 en 2014. À Maurice, 83% des 62 880 hectares agricoles étaient exploités par des fermes commerciales et 17 % par des exploitations familiales, proportions restées stables depuis 2014.
Parmi les exploitations familiales, 58 % couvrent moins de 100 perches, dont 46 % moins de 50 perches.
■ Évolution de la structure des exploitations
Depuis 2014, la tendance est à la spécialisation. En 2014, près de la moitié des exploitations familiales cultivaient diverses plantes, et 44% des fermes commerciales pratiquaient l’agriculture mixte. En 2024, 80% des exploitations familiales et 52% des fermes commerciales se consacrent exclusivement aux cultures.
■ Utilisation des terres
Entre juillet 2023 et juin 2024 :
Fermes commerciales : 60 % des terres en cultures permanentes, 8 % en cultures temporaires (contre 69 % et 5 % en 2014).
Exploitations familiales : 18 % des terres en cultures permanentes, 73% en cultures temporaires.
Propriété des terres : 88% des terres des fermes commerciales appartiennent aux exploitants, contre environ 38% pour les exploitations familiales, les autres terrains étant loués ou concédés par l’État.
■ Profil des agriculteurs
Genre : 78 % hommes, 22 % femmes
Âge : 85 % ont 40 ans ou plus, âge moyen 54,8 ans (hommes 52,9, femmes 56,2)
Membres de familles agricoles actifs : 27 337 Agriculteurs : 20 217 (71,3 % temps plein, 28,7 % temps partiel)
Non-agriculteurs : 7 120 (20,7 % temps plein, 79,3 % temps partiel)
Répartition par tranche d’âge :
12-19 ans : 1,1%
20-29 ans : 8,1%
30-39 ans : 11,1%
40-49 ans : 21,6%
50-59 ans : 25,4%
60-69 ans : 21,3%
70-79 ans : 9,8%
80-89 ans : 1,5%
■ Profil des employés agricoles
Fermes commerciales (secteur non familial)
Genre : 74 % hommes, 26 % femmes
Nationalité : 94 % Mauriciens, 6% étrangers
Exploitations agricoles familiales
Genre : 58 % hommes, 42 % femmes
Nationalité : 80 % Mauriciens, 20 % étrangers
Temps de travail : 72 % à temps partiel
Activité principale : 95 % cultivent des plantes ou élèvent du bétail/volaille pour la vente
■ Production agricole
Cultures
Superficie totale pour légumes, melons, oléagineux, tuber- cules, légumineuses et céréales: 9 300 hectares, dont 213 hectares en hydroponie.
Principales cultures : pommes de terre 747 ha, girau- mon 701 ha, tomate 631 ha, carotte 524 ha, choux et aubergine 404 ha chacun, concombre 367 ha, oignon 321 ha, chouchou 294 ha, laitue 279 ha, haricots et gombo 341 ha.
Légumes-feuilles : 553 ha
Herbes (coriandre, échalote, thym, persil, menthe) : 649 ha Autres légumes : 692 ha Fruits et noix Superficie totale : 1 974 hectares Principales cultures : banane 37 %, ananas 20 %, mangue 18 %, litchi 8 %, noix de coco 3 %
Horticulture décorative
Superficie totale : 50 ha (79 % en plein champ, 21 % sous abri)
■ Élevage et apiculture
Cheptel: 5 000 bovins, 28 000 chèvres, 6 000 moutons, 25 000 porcs, 29 000 cerfs
Aviculture : 4 966 000 poulets de chair, 526 000 poules pondeuses, 13 000 poulets locaux, 377 000 canards
Œufs vendus : 131 891 000
Ruches productives : 2 832, non productives: 1 540
Production de miel: 42 tonnes (principalement par les exploitations familiales)
■ Agriculture biologique
Secteur familial: 77 % non biologique
Fermes commerciales : 54 % non biologique
■ Commercialisation
Fermes commerciales :
Légumes : 34,4 % via grossistes
Fruits : 28,7 % directement aux consommateurs
Fleurs : 53 % aux consommateurs
*Bétail : vaches 60 %, chèvres 85,7 %, moutons 85,7 % aux consommateurs ; cochons 50 % via grossistes et 50 % via détaillants
Viande de volaille : 55,3 % via grossistes
Œufs : 51,1 % aux consommateurs
Miel: 98,8 % aux consommateurs
Exploitations familiales
Légumes : 32,1 % aux consommateurs
Fruits : 39 % aux consommateurs
Fleurs : 69,6 % aux consommateurs
Bétail : vaches 91 %, chèvres 89,1%, moutons 86,8%, cochons 45,2 % aux consommateurs
Viande de volaille : 54,7 % aux consommateurs
Œufs : 64 % aux consommateurs
Miel: 85,5 % aux consommateurs
■ Mécanisation
Exploitations familiales :
Préparation des sols : 51 % (32 % entièrement mécanisés)
Irrigation : 31 % (20 % entièrement mécanisés)
Pesticides : 21 % (8 % entièrement mécanisés)
Fermes commerciales :
Préparation des sols : 47 % (26 % entièrement mécanisés)
Irrigation : 52 % (30 % entièrement mécanisés)
Pesticides : 34 % (14 % entièrement mécanisés)
■ Principales contraintes agricoles
Manque d’eau
Manque de main-d’œuvre
Coût élevé de la main-d’œuvre
Manque de terres
Manque de semences
Prix élevé des semences
Prix élevé des engrais et pesticides
Manque de fourrage
Prix élevé des aliments pour animaux
Catastrophes naturelles / changements climatiques
Ravageurs et maladies
Difficultés de commercialisation
Vol
Âge avancé des agriculteurs
*****
Baisse des prix des légumes : Une récolte abondante grâce au climat favorable
Les prix des légumes sont en baisse, profitant d’un climat propice à la production. «Beaucoup de planteurs qui n’avaient pas pu semer durant la sécheresse ont commencé à planter quand la situation s’est rétablie. C’est ce qui explique une hausse de la production», indique Kreepalloo Sunghoo, porte-parole de la Small Planters Association.
Certaines cultures comme le piment et l’aubergine ont été affectées par une maladie et souffrent légèrement, ce qui rend leur récupération difficile. «Mais normalement, en hiver, la production de ces légumes est moindre et les agriculteurs en cultivent actuellement moins», ajoute-t-il.
Pour les autres légumes, la production reste abondante et devrait permettre de maintenir les prix stables jusqu’à mi-octobre, à condition que le climat reste favorable. Le marché continuera de bénéficier de ces légumes, sauf en cas de sécheresse ou de mauvais temps.
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