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Portrait

Brahms Mahadea : Le regard d’une vie consacrée à la photographie

13 mai 2026, 09:29

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Brahms Mahadea : Le regard d’une vie consacrée à la photographie

Brahms Mahadea a exposé une sélection de son travail au Musée de Port-Louis, du 9 au 30 avril..

Il y a ceux qui regardent le monde et ceux qui le cadrent. À Vacoas, Brahms Mahadea, 74 ans, continue d’avancer avec un appareil photo qui ne le quitte presque jamais. Barbe longue, cheveux longs, silhouette familière du paysage mauricien, il traverse les années sans jamais vraiment sortir du champ de l’image.

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Son histoire ne commence pas par un choix de carrière mais plutôt par une révélation. À huit ans, lors d’une sortie scolaire à l’école primaire Aryan Vedic, un enseignant le photographie. L’image est développée, imprimée puis remise entre ses mains. Il parle alors de «magie». Ce moment marque un tournant dans sa perception de la photographie. «L’image n’est pas seulement un souvenir, c’est un langage, un mécanisme», se souvient-il encore aujourd’hui, le sourire aux lèvres, comme si cet instant avait déjà scellé son lien avec la photographie.

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Quelques années plus tard, à 16 ans, il s’offre son premier appareil, un Yashica acheté à Rs 210 chez Studio Mexico à Vacoas. Pour financer cet achat, il enchaîne de petits travaux. Sans formation en photographie, il apprend seul par essais et erreurs. Peu à peu, il expérimente le cadrage, les angles et la lumière, jusqu’à construire son propre regard.

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Par la suite, ses débuts passent par les mariages puis par les événements officiels. Dans les années 1970, il rejoint le groupe de presse Le Mauricien et photographie ministres et personnalités. Son regard s’affine mais sa méthode reste inchangée : observer longuement avant de déclencher.

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Avec le temps, son travail finit par voyager. Il expose à Maurice mais aussi au Kenya, en Ouganda, en Asie, en Allemagne et dans plusieurs autres pays, plus d’une dizaine au total. Les distinctions suivent sans jamais modifier son approche.

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Une partie de son œuvre a été visible au Musée de Port-Louis le mois dernier : plus d’une vingtaine de photographies en noir et blanc, certaines nées dans les années 1970, d’autres capturant la vie des villes et villages de l’île.

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Et derrière chaque image, la même idée persiste, retenir quelque chose du temps sans jamais le figer.

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