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Les ogres de barbarie
Et pendant ce temps dans le monde…
On crucifie et on enterre vivants des enfants en Irak.
On condamne à la décapitation ceux qui renoncent à leur religion en Arabie Saoudite.
On autorise des hommes à se marier avec leur fille adoptive à partir de 13 ans en Iran.
On brûle des instruments de musique non-islamiques en Lybie. On fait exploser des fillettes dans des marchés au Nigeria.
On enlève des vieillards et on rend des femmes esclaves en Syrie.
On envahit cyniquement de manière à désintégrer tout un pays en Ukraine…
C’est à vous dégoûter d’être né. A vous dégoûter d’être humain. A vous dégoûter de procréer. Parfois je me demande si cette rubrique ne devrait pas s’appeler «qui haine bien», tellement ce sentiment dégouline de la plupart des actions et salit tout.
Alors oui nous avons des coffres pleins de billets. Oui nous avons des routes fissurées. Oui nous avons des politiciens transfugés. Oui nous avons des chiens euthanasiés. Oui nous avons des maîtresses qu’on ne peut extrader. Oui nous avons des touristes tués. Oui nous avons des grands-mères tabassées. Oui nous avons des enfants abusés. Oui nous avons des maris trompés… Tout cela n’est pas à minimiser. Mais cela n’a rien de comparable, à l’échelle du pays s’entend, pas à celle des individus qui vivent ces drames, avec ce retour à la barbarie et au Moyen âge.
On devrait être reconnaissant envers des gens comme Ramgoolam, Bheenick, Soornack, Dayal, Bérenger ou Husnoo... Ils nous divertissent. Ils sont nos panem et circenses, nos rotis et nos courses hippiques, qui empêchent que l’on parte dans des dérives incontrôlables de haine de l’autre. Tant que nous avons notre cirque (du soleil, mais aussi du coeur, de la clé, du cheval…) politique, nous sommes à l’abri.
Il est vrai que notre insularité nous protège un peu. Mais avec Internet, cet océan qui nous isole tend à devenir Mare-aux-Vacoas en période de sécheresse. N’importe qui peut être atteint par l’Etat islamique ou autre groupe de fous furieux sur son compte Twitter ou YouTube. N’importe qui d’un peu influençable peut se laisser embrigader sur la Toile. Et vu la crédulité de certains face à la sorcellerie (ou à la religion) le terreau est là.
Tant que le spectacle continue, que nous pouvons rêver d’avoir des millions, que nous rions, que nous ne nous prenons pas (trop) au sérieux, il y a de l’espoir. Tant que nous aurons du sounouck, nous ne chercherons pas à manger de la chair fraîche.
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