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«Employment Relations Act»

Atma Shanto en grève de la faim pour les droits des travailleurs

11 août 2026, 14:00

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Atma Shanto en grève de la faim pour les droits des travailleurs

■ Atma Shanto, président de la FTU, a entamé depuis hier une grève de la faim pour réclamer une révision du cadre légal protégeant les travailleurs.

Le Jardin de la Compagnie, à PortLouis, est une nouvelle fois devenu le point de ralliement d’un mouvement de contestation syndicale. Depuis hier, le président de la Fédération des travailleurs unis (FTU), Atma Shanto , y observe une grève de la faim. À travers cette action, le syndicaliste entend mettre la pression sur le gouvernement afin qu’il revoie l’Employment Relations Act de 2008 et, plus largement, le cadre légal des relations de travail.

Pour Atma Shanto, la situation dans le secteur privé, mais aussi dans certains corps parapublics et autres secteurs, demeure préoccupante. Plusieurs dossiers impliquant des entreprises privées auraient déjà fait l’objet de réunions au ministère du Travail, sans que les travailleurs n’aient, selon lui, obtenu les garanties souhaitées. Le président de la FTU déplore notamment les difficultés rencontrées par certains syndicats pour obtenir des négociations collectives avec les employeurs. Il cite, à titre d’exemple, le cas d’Innodis, où le syndicat a adressé plusieurs représentations pour reprendre les discussions autour d’un accord collectif qui serait arrivé à échéance depuis plus de six ans.

Atma Shanto estime que le système actuel laisse trop de place aux décisions unilatérales. Il évoque notamment des changements dans les conditions de travail, l’introduction de nouvelles tâches ou encore les modalités liées aux bonus de performance. «Les travailleurs doivent avoir une sécurité d’emploi et une sécurité dans leur travail», fait-il valoir. Le syndicaliste soulève la question de la sécurité sur les lieux de travail, citant notamment un cas dans le Sud où, selon les informations dont disposerait la FTU, des employés auraient travaillé pendant une période sans certificat de conformité incendie. Il affirme que le ministère du Travail aurait été informé de cette situation.

«Une loi plus favorable aux travailleurs»

Autre dossier évoqué : celui d’une employée étrangère d’un établissement hôtelier du Sud-Ouest, qui aurait été victime d’une tentative d’agression sexuelle de la part d’un client. Atma Shanto affirme avoir transmis le dossier aux autorités et déplore la manière dont celui-ci aurait été traité. Ces allégations n’ont toutefois pas été établies par une décision de justice. Présent aux côtés d’Atma Shanto, le président du Mauritius Labour Congress, Haniff Peerun, apporte son soutien au mouvement. Il estime que le moment est venu pour le gouvernement de revoir en profondeur la législation du travail. Selon lui, les difficultés entourant notamment les comités disciplinaires, la négociation collective et les conditions salariales démontrent la nécessité d’un cadre «worker-friendly».

Atma Shanto appelle, lui, à une remobilisation du mouvement syndical. Il évoque même la possibilité d’actions plus larges si les revendications ne sont pas entendues. «Nous sommes là pour faire entendre la voix du peuple», soutient-il. Au cœur de son message : la nécessité de préserver les acquis sociaux et de garantir un véritable dialogue entre travailleurs, syndicats, employeurs et gouvernement. La balle est désormais dans le camp des autorités, alors que cette grève de la faim entend remettre la question des droits des travailleurs au centre du débat public.

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