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“Un amour d’enfant” de Ben Diogaye Beye

19 janvier 2007, 00:00

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Omar, Yacine, Layti, Ngone et Demba, sont cinq copains et copines de Dakar âgés d’une dizaine d’années. Ils vont à la même école, et se retrouvent ensemble très souvent, en dehors des heures de classe. Omar croît aimer Yacine d’amour mais n’est pas certain d’être aimé de la même façon.

Un jour, il écrit une lettre d’amour à Yacine, mais il l’égare. Comme il n’a pas inscrit de nom sur l’enveloppe, le maître qui la ramasse les convoque et fait lire la lettre par Omar devant Yacine. Celle-ci n’est pas du tout contente et les deux enfants ne se parlent plus pendant quelque temps. Mais cela ne dure pas et Omar peut inviter Yacine à un bal.

Les vacances arrivent. Yacine doit partir pour Saint-Louis, où son père a été muté. Mais alors qu’ils sont à des centaines de kilomètres l’un de l’autre, les deux enfants se parlent et s’amusent à travers la lune, car Yacine avait dit à Omar : “quand quelqu’un est en voyage, si ses amis lui manquent il regarde bien la lune alors au même moment ses amis seront en train de regarder, ailleurs, la même lune et de penser à lui… c’est comme s’ils étaient tous dans la lune en train de s’amuser ensemble”.

<B>Propos du réalisateur</B>

“Ayant été moi-même enfant de la ville, bien des souvenirs de cette période de la vie me paraissent tendres et drôles à la fois et constituent de belles histoires à raconter.

Ces histoires, je veux les raconter aux enfants d’aujourd’hui, un public en direction duquel il y a un manque affligeant de programmes cinématographiques et télévisuels nationaux spécifiques. Je veux donc être de ceux qui leur rendent ce droit fondamental à l’accès à la culture et aux loisirs. Mais je m’adresse également aux adultes car ils verront dans ce film des images et des situations qui ne manqueront pas de les attendrir et de les émouvoir.

L’émotion ! C’est le maître mot, car je veux proposer un cinéma qui soit le rêve, l’imaginaire (mais l’imaginaire ne naît-il pas du réel ?). C’est ainsi que certaines scènes du film seront comme un conte merveilleux.

S’il y a un message dans le film, il est délicatement suggéré dans un deuxième degré de lecture : ce sont les injustices sociales que tous les enfants du monde découvrent au cours de leur évolution. Mais le message le plus présent, le plus évident c’est celui de l’amour pur. L’amour sans calcul. Comme, peut-être, seuls les enfants ont assez de générosité pour en être capables.”

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