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“Nous nous efforçons d’assurer le meilleur service”

11 octobre 2006, 00:00

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● <B>Comair qui est une filiale de BA, assurera des vols réguliers entre Maurice et l’Afrique du Sud. Comment cela va-t-il s’articuler ?</B>

Comair est une entité séparée mais elle sera représentée par British Airways à Maurice. Les avions seront d’ailleurs des avions de British Airways. Il faudrait finalement commencer par dire British Airways Comair, si on veut être précis. Mais pour ce qu’il s’agit des vols, de la capacité des avions et de la stratégie de la compagnie, ce sont eux qui seront amenés à faire les choix et à prendre les décisions.

● <B> British Airways fête un anniversaire ce mois-ci…</B>

IBL nous représente en effet depuis exactement 25 ans. Il emploie une bonne partie de nos employés, sauf moi-même et trois autres à l’aéroport qui sommes directement employés par British Airways.

● <B> La desserte Londres-Maurice est-elle profitable ?</B>

Nous avons trois vols par semaine, les lundis, jeudis et samedis. Nous aurions aimé en avoir plus, mais cela n’est pas évident, dans la conjoncture actuelle. L’ouverture de pays comme l’Inde et la Chine a provoqué une augmentation de la capacité sur ces destinations et le nombre d’appareils disponibles est donc réduit.

● <B>Vos parts de marché ont-elles augmenté sur la desserte Londres-Maurice?</B>

C’est un sujet très sensible… Chacun a sa propre stratégie. Et nous faisons ce que nous pouvons pour assurer que le public voyageur ait value for money…

● Êtes vous complémentaire des autres opérateurs qui opèrent sur cette desserte ou en une compétition avec eux ?</B>

Nous sommes en compétition. Nous essayons de faire le mieux possible. Je pense que nous avons le meilleur produit, avec quatre classes sur nos vols : il fallait une cabin entre la classe affaires et la classe économie.

● <B>Craignez-vous la compétition qui s’annonce avec la venue de Virgin en 2007 et des autres compagnies qui se positionnent ? </B>

Pour le moment, nous proposons le meilleur produit.

Nous avons d’ailleurs introduit le premier flat bed. Mais malgré cela nous nous efforçons d’améliorer constamment les différentes classes, surtout la classe affaires. où il y aura encore des améliorations. Toute la cabine sera en effet revue.

La compétition est féroce et nous ne restons pas les bras croisés. Nous nous efforçons d’assurer le meilleur service.

● N’êtes-vous pas plus inquiet que cela au sujet de la compétition qui arrive sur la desserte ?</B>

Cela fait 70 ans que British Airways existe. Nous avons fait face à la compétition sur de nombreux marchés. Donc, la compétition, on connaît !… Nous allons continuer à nous assurer que les opérations sont profitables.

<I>“Nous sommes en compétition plus qu’en partenariat. British Airways a des actions dans Air Mauritius. Mais cela ne présuppose en aucun cas un quelconque partenariat.”</I>

● <B>Vous continuez donc plus que jamais sur Maurice ?…</B>

Pourquoi arrêter ? Cela fait 45 ans que nous sommes là et il n’est pas question d’arrêter. Il n’a jamais été question d’arrêter.

● <B>Ni même de réduire les fréquences ?</B>

Une telle mesure n’a jamais été à l’agenda. Prenons un exemple. Nous avons augmenté nos fréquences sur Johannesburg, en Afrique du Sud, malgré la venue de la compétition sur cette destination. Ce scénario pourrait être le même à Maurice. Maintenant, personne ne souhaite qu’il y ait un autre 11 septembre ou une épidémie de SRAS. Les compagnies aériennes ont appris à vivre avec ce genre de risques qui est totalement hors de notre contrôle.

● <B>Comment sont vos relations avec les autres opérateurs, Air Mauritius, par exemple ?</B>

Nous sommes en compétition plus qu’en partenariat. British Airways a des actions dans Air Mauritius. Mais cela ne présuppose en aucun cas un quelconque partenariat.

● <B>Ni même l’éventualité d’établir un “code share”, sur la desserte Londres-Maurice ?</B>

Ce n’est pas à l’agenda. Nous n’en avons jamais parlé. Nous nous préparons tous à la compétition et nous nous efforçons de rester profitables.

● <B>Quels sont vos critères de profitabilité ?</B>

Il ne faut jamais perdre de vue la question des coûts. Et c’est valable un peu partout.

● <B>Envisagez-vous une augmentation des fréquences sur Londres ? </B>

Je ne réponds ni oui, ni non. Tout ce que je peux souligner c’est que cela fait 45 ans que British Airways opère sur Maurice, avec toujours autant de régularité et de sérieux. Nous n’avons jamais arrêté nos vols. Nous contribuons aussi régulièrement et pleinement au développement et à la croissance du secteur touristique mauricien.

● <B>Envisagez vous de desservir d’autres destinations en Grande-Bretagne, au départ de Maurice ?</B>

Non. Car Londres est notre hub. D’ailleurs, British Airways construit sa nouvelle “maison” à Heathrow, un terminal qui sera exclusivement réservé à British Airways. Ce qui est très rare… Tout y sera centralisé, le monde sera à ceux qui utiliseront ce terminal. Il sera prêt en mars 2008. Ce sera un aéroport dans l’aéroport d’Heathrow.

Le terminal de British Airways est actuellement l’une des plus grandes constructions européennes, s’étendant sur une superficie comparable à celle de Hyde Park. Lorsqu’il sera opérationnel il pourra accueillir 30 millions de passagers par an. C’est énorme ! Il offrira beaucoup plus de facilités aux passagers, dans un esprit de self service.

Tout sera plus simple. Nous voulons faire en sorte que le passage du voyageur à l’aéroport soit le plus court possible. à travers le service on-line ba.com, il n’y a déjà plus de billet. C’est le cas à Maurice depuis 2001. Nous avons été le premier en Afrique à introduire ce service.

● <B>Éliminez-vous l’agence de voyages ?</B>

ba.com donne la possibilité à l’agent de voyages de s’occuper de plus de clients. Il est toujours important, car c’est notre partenaire. Nous n’encourageons pas forcément l’achat on-line mais le service on-line. L’agent ne donne pas le même service que ba.com. Il est là pour aider les passagers à agencer son voyage.

● <B>Allez-vous procéder à l’élimination de la commission accordée aux agences de voyages comme cela se fait à travers le monde ?</B>

Il n’y a pas de date. C’est à l’agenda. Cette pratique fait partie de la réalité. Certaines agences sont déjà prêtes.

<I>Propos recueillis par </I> Thierry CHATEAU</B>

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