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Élodie Audibert, la danse de la vie

21 octobre 2006, 20:00

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Le jour, c?est une jeune fille élégamment vêtue d?un tailleur, qui file à son boulot à Panagora Marketing. Et la nuit venue, elle se métamorphose en danseuse de hip-hop et de RnB ! Vêtue d?un débardeur noir et un pantalon baggy prune (digne de la parfaite rappeuse !), Élodie Audibert monte sur la belle scène décorée à la parisienne de la Citadelle. C?est là où se tient actuellement le spectacle Les enfants d?un rêve ? The Show Must Go On. Puis, en un tournemain, elle exécute quelques pas de RnB.

« Tout est une raison de danser », dit-elle. Un extrait de clip à la télé, un générique diffusé lorsqu?elle est en pleine cabine d?essayage? La moindre note de musique l?interpelle. Et où qu?elle soit, la jeune femme aux boucles brunes, commence à se trémousser telle une vraie pile électrique.

C?est qu?elle vit sa passion à fond ! Le virus de la danse, elle l?a contracté dès l?enfance. À l?époque, elle prend goût à la musique grâce à sa famille. « Au départ, je voulais être chanteuse, mais je chante mal. Alors, ça m?a passé », confie-t-elle. Et elle se tourne alors vers la danse. À 14 ans, Elodie monte des petites chorégraphies avec ses cousines sur des tubes de l?été. Elle vogue en pleine ère du disco ou s?attelle à maîtriser les pas de la Macarena ! « C?est grâce à cet art que je me sens moi-même, que je m?évade, je m?épanouis, je m?exprime. Quand je me mets à danser, je suis dans un autre monde », ajoute-t-elle.

Toutefois, lors de ses études au lycée Labourdonnais, Elodie délaisse un peu sa passion pour se consacrer au marketing ? son nouveau rêve ! Elle ira ensuite étudier la gestion à la Réunion, puis à Montpellier.

« Je ne savais pas mettre un pied devant l?autre »

Mais pendant sa formation, elle tombe par hasard sur une salle de sport où a lieu un cours de ragga. « J?y ai découvert ce cours, avec un mélange de danses africaines, de jazz et de hip-hop. Cela m?a fasciné », explique Élodie. Si bien que le lendemain, la jeune fille s?y inscrit. À son arrivée, elle rencontre une dizaine d?élèves et une petite prof d?à peine 1 m 50, qui se déhanche divinement bien ! « J?étais émerveillée et je rêvais de danser comme elle. Mais c?était très difficile. Je ne savais pas danser, ni mettre un pied devant l?autre. J?ai donc décidé de suivre tous les cours de danse dont le hip-hop, le ragga et le RnB », souligne Élodie. Et à force de persévérer, elle a fini par maîtriser cet art.

Lorsqu?elle retourne à Maurice, elle travaille au sein de Panagora Marketing, cultive son rythme et fait de la chorégraphie. « Il suffit de suivre le rythme. Il y a des pas de base classiques également. Je m?inspire aussi des recherches sur Internet et j?adapte mes chorégraphies au hip-hop en mélangeant le jazz, entre autres genres. Ces danses sont très rythmées. On bouge les bras, les jambes, etc. »

Et pour garder le rythme, Élodie danse en permanence. En route pour le bureau, elle s?entraîne à bouger la tête, comme les danseuses indiennes, au volant. Et quand elle débarque à un dîner chez des amis, elle dandine au son de la musique? Certes, la danse, c?est un style de vie naturel qu?elle pratique avec plaisir. Après quelque temps, Élodie a décidé de transmettre sa passion aux autres. Elle a commencé à enseigner la danse au lycée Labourdonnais en 2005. Puis en 2006, au complexe sportif Riverland.

Ensuite, un énorme défi lui est tombé dessus ? le spectacle Les enfants d?un rêve ? The Show Must Go On. Et elle l?a relevé haut la main, avec Fayid, David et Yasmina, les membres de sa troupe baptisée Open Style. « Nous avons réalisé une chorégraphie de hip-hop sur la chanson Métisse et Can?t Take My Eyes Off You. Pour ces chansons, le style de danse que je pratique s?y prête, car c?est du reggae. Mais par la suite, nous avons travaillé sur Le Jerk avec des pas hip-hop. Alors là, c?est vraiment inattendu. Cela crée la surprise ! », raconte notre interlocutrice.

Durant deux semaines, la jeune femme et sa troupe ont travaillé assidûment et ce, jusqu?aux petites heures du matin. Et le vendredi 13 octobre dernier, a eu lieu la grande première. Ce jour, censé porter malheur, a, au contraire, porté chance à Élodie. Le public a adoré le spectacle. Certains sont même venus l?aduler après.

Avec ce succès à son actif, Élodie entend briser les préjugés sur la danse hip-hop, encore méconnue à Maurice.

« Je sais ce que je veux et je fais tout pour me donner les moyens de réussir », indique-t-elle. Pour ce faire, elle va enclencher les démonstrations dans les boîtes de nuit, adopter de nouvelles techniques et travailler jusqu?à la complète maîtrise de son art. Car Élodie est aussi perfectionniste ! Un peu comme tous les artistes !

Par ailleurs, la jeune femme voue une grande admiration à Usher et à Beyoncé ? des chanteurs de renom qui ne cessent de monter en popularité. Et Élodie aussi monte? sur notre scène mauricienne. Elle y sera jusqu?au 28 octobre pour se déhancher encore et toujours ! Show devant !

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