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À fleur de peau

5 juin 2005, 00:00

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On dit « sauver sa peau », « être bien dans sa peau », « lui faire la peau », « avoir la peau dure », « avoir quelqu’un dans la peau », toutes ces expressions « épidermiques » prouvent bien ce que disait Paul Valéry : « La peau est ce qu’il y a de plus profond en nous. »

En effet, elle est le siège des sensibilités. Elle est notre premier moyen de communication et il existe un véritable langage de l’épiderme : l’émotion qui fait rougir ou au contraire pâlir, les sueurs qui témoignent d’une peur, fondée ou non. Elle se plisse selon nos satisfactions et nos peines. Elle durcit quand nous refusons le toucher, et s’anime pendant l’amour.

On sait aussi que certaines parties du corps telles que le visage, la nuque, les bras, les mains sont des zones où sont concentrés les récepteurs sensitifs, de même que dans les zones érogènes. En fait, la stimulation de la peau dé-clenche une activité cérébrale dont l’effet rétroactif provoque un accroissement de sa sensibilité et de sa réceptivité. Les contacts agréables stimulent la libération de substances chimiques, les endomorphines, qui procurent du plaisir.

Ainsi, le toucher peut activer la bonne humeur et balayer la tristesse. Dès les premiers mois de sa vie, l’enfant a besoin d’être stimulé par l’entourage pour que se développent ses aptitudes, et pour intégrer le monde environnant.

On sait aujourd’hui que l’expérience tactile de l’enfant affecte son comportement ultérieur – ce qu’il a vécu au niveau sensoriel, mais aussi ce qu’il n’a pas vécu. Il ne faut donc pas cesser brusquement les cajoleries sous prétexte que l’enfant n’est plus un bébé… Lorsque le toucher transmet l’affection et l’émotion, ces sensations sont sécurisantes.

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