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«Une démoustication linguistique vouée à l?échec»

4 mars 2006, 00:00

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J?ai lu avec intérêt les réflexions du Dr Philippe Forget sur la nécessité de conserver tout ce qui constitue le cheminement ayant abouti au langage mauricien et je suis pleinement d?accord avec lui. Cette hantise qui consiste à rechercher l?éradication du français me paraît franchement dérisoire et je pense que cette démoustication linguistique est vouée à l?échec.

On se souvient du nombre de religieuses irlandaises qui avaient déferlé à Maurice à une époque et qui tentaient d?inculquer des rudiments d?anglais aux «natives» que nous sommes. De guerre lasse, elles parlaient toutes français. It?s just one those things, you know. Puis n?ayant pas réussi à déboulonner (selon le mot à la mode) le français à travers l?anglais, certains esprits, de plus en plus chagrins, ont essayé de le faire à travers le créole qui est parlé et compris par toute la population.

Mais il fallait prouver que le kréol n?a pas le français pour origine. Pas facile, matlaw. Je salue bien bas l?initiative de se servir du créole comme tremplin pour comprendre d?autres langues et d?autres sujets. Cela améliorera considérablement à mon sens, les résultats des 40 % d?enfants qui «failent» au CPE (Cauchemar Parents-Elèves).

Après avoir ajouté ma voix, en pure perte sans doute, au concert de Babel, je me suis senti un peu las. Dans ce cas, il n?y a pas de meilleur refuge que la poésie. J?ai donc sélectionné un volume sur l?étagère, et tranquillement, tout heureux de m?être dépétré un moment de tous ces problèmes d?édikatyon, j?ai relu Twa et Mwa de Paul Géraldy.

Volcy

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