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«Un combat contre les barons sucriers»
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«Un combat contre les barons sucriers»
Le sucre a préoccupé l?exécutif du Parti travailliste qui s?est réuni hier après-midi. Commentant le combat qu?il mène «contre les barons sucriers», le Premier ministre a expliqué qu?il est motivé par un sens «de justice sociale». Navin Ramgoolam a opposé sa lutte à celle de Bérenger «qui dit défendre les travailleurs de St-Félix alors que ce sont les intérêts du patronat qui demeurent sa préoccupation».
Le leader du Parti travailliste a ainsi tenu à exposer «l?hypocrisie» et le «double langage» du MMM. Selon lui, il a pu démasquer la «démagogie» du leader des mauves notamment sur la question des travailleurs de St-Félix. «Le MMM a fait un naufrage idéologique pour devenir aujourd?hui un parti d?extrême droite», a expliqué le leader du Parti travailliste. Selon lui, la seule arme qui reste au MMM est «l?insulte».
Navin Ramgoolam a aussi énuméré les différentes prises de positions publiques de Paul Bérenger en affirmant qu?elles étaient contradictoires. Pour Navin Ramgoolam, ces exemples sont la preuve que «même les caméléons ne changent pas autant que Bérenger».
La dernière prise de position publique concerne une déclaration faite par Paul Bérenger lors de sa conférence de presse de samedi dernier selon laquelle il estimait qu?il fallait mettre un «cap de 10%» sur les profits des producteurs d?énergie indépendants.
D?ailleurs, constate-t-il, cette attitude a tellement pris de court les responsables du Parti travailliste que la MBC a diffusé, dans son journal télévisé hier, les propos de Paul Bérenger tenus samedi. La déclaration était insérée dans une interview du président du conseil d?administration du Central Electricity Board (CEB) et Patrick Assirvaden a ensuite commenté les propos de Bérenger? avec lequel, pour une fois, il était sur la même longueur d?onde !
Le leader du Parti travailliste a aussi longuement dénoncé la politique de l?opposition qui, selon lui, «passe son temps à discréditer les institutions». Il fait ressortir que les commissions d?enquête et les instances qui luttent contre la corruption, à savoir l?ICAC, entre autres, sont constamment critiquées par Paul Bérenger : «Il les réclame, puis se défile et refuse de déposer devant ces instances.»
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