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«Sithanen gamble on simple»

10 juin 2006, 00:00

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« Je résume ce budget en ces mots : Il a gamble on simple. Il simplifie la vie de la population, des hommes d’affaires, des investisseurs avec moins de contrôle rigide au départ, moins de taxe, moins de complications pour obtenir des permis de développement. Il opte pour plus de liberté et d’initiative et moins d’interventionnisme pour donner un nouveau souffle à la libre entreprise. Et c’est sur cette base que ce budget veut relancer l’économie du pays. Est-ce que les personnes concernées auront suffisamment de ressources pour y investir ? C’est un coup de poker de la part de Sithanen, mais il n’avait pas de choix, face à la mondialisation.

Ce budget démontre que le pays traverse une nouvelle ère du ramgoolamisme, qui diffère totalement de son père feu sir Seewoosagur Ramgoolam qui a nourri des éléphants blancs pour des raisons strictement politiques L’approche est pragmatique, moderne et responsabilise tout un chacun au sein de la société sous cette nouvelle ère. C’est n’est plus l’heure du misérabilisme, de la mendicité. Ce budget a donné trois chocs internes au pays après avoir connu trois chocs externes dus à la hausse des prix des produits pétroliers, la baisse du prix du sucre et le démantèlement de l’accord multifibre pour notre textile. Il a brisé des symboles de parasitisme, de médiocrité et de culture de la sinécure. Notamment en fermant la Development Works Corporation, comme il l’a fait dans le passé avec la Banque coopérative et récemment en éliminant les tripartites et du même coup affaiblissant considérablement les syndicats.

Ce budget incitera des investisseurs à s’intéresser davantage à notre secteur offshore grâce à l’intention d’autoriser des légistes étrangers à exercer à Maurice.

Toutefois, ces mesures visant à relancer les investissements et attirer les investisseurs fonctionneront à merveille s’il y a un suivi à différents niveaux à l’hôtel du gouvernement. Entre la théorie et la pratique, il y a un grand pas à franchir. Il faut le faire sinon les bonnes intentions de ce budget ne serviront à rien et mettront le pays en péril.»

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