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«Sit-in» de certains fonctionnaires hier
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«Sit-in» de certains fonctionnaires hier
Dans certains bureaux de l?Etat hier, si certains fonctionnaires étaient bien présents, on sentait bien que le c?ur n?y était pas. La raison ? Le ministère de la Fonction publique n?a pas accordé la demi-journée de congé qu?ils avaient demandée pour la veille du 31 décembre.
Plusieurs ministères et départements ont tourné au ralenti, obéissant au mot d?ordre de sit-in lancé par Rashid Imrith, vice-président de la Fédération des syndicats du service civil (FSSC) et président de la General Government Services Union (GGSU). Le mouvement concernait plus particulièrement les secrétaires dactylos, les travailleurs manuels et des senior officers. La communication téléphonique avec divers ministères et départements était difficile en raison de l?absence des préposés.
La grogne des fonctionnaires trouve son origine dans une circulaire émise vendredi de la semaine dernière. Cette note précisait que le 30 décembre sera considéré comme un jour de travail normal. Interrogé hier, Rashid Imrith a déclaré que l?humeur dans les différents ministères a toujours été festive à la veille du 31 décembre : «C?est la première fois que les fonctionnaires sont appelés à travailler, la veille du 31 décembre, jusqu?à 16 heures. Ils avaient droit normalement à une demi-journée de congé. Certains se sont présentés à leur poste et sont rentrés chez eux vers 12 heures».
Habituellement, les fonctionnaires organisent, le 30 décembre, des fêtes entre collègues, voulant ainsi resserrer les liens d?amitié qui aident dans le travail en équipe. Rashid Imrith considère malheureux qu?une «circulaire de cette nature a été émise alors que le Premier ministre, Navin Ramgoolam, se trouvait à l?étranger». Il a aussi déclaré : « Constatant que certains fonctionnaires ont décidé de faire un sit-in, des chefs de départements de certains ministères les ont autorisés à rentrer chez eux à partir de 12 heures. Au ministère de la Fonction publique, les fonctionnaires pouvaient partir dès 15 heures.»
Toolsyraj Benydin, président de la FSSC, a lui, déclaré que la fédération n?a lancé aucun mot d?ordre de sit-in. « Si un affilié veut lancer un mot d?ordre, il est libre de faire. Mais le comité exécutif de la FSSC n?a lancé aucun mot d?ordre de sit-in», précise-t-il. Il affirme qu?il préfère se concentrer sur sa demande pour que le 3 janvier soit décrété jour de congé spécial. «Nous faisons appel au bon sens du Premier ministre et les fonctionnaires souhaitent qu?il nous annonce une bonne nouvelle dans son message de fin d?année», déclare le président de la FSSC.
Les hauts fonctionnaires de certains ministères disent n?avoir pas noté de grands changements dans le travail des fonctionnaires : «C?est une pratique courante. Ils organisent une petite fête entre collègues ce jour-là, avant de recommencer à travailler.»
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