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«Il existe une façon féminine de travailler»

27 septembre 2003, 20:00

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« Je ne voulais pas entrer dans la police. Mais vous savez, quand on quitte le collège, tout ce qui compte c?est de trouver un job. Et une fois dans la police, je n?ai eu aucun regret. » Josette Ollivier a été successivement Woman Constable, sergent, inspecteur, Chief Inspector et une Assistant Superintendant heureuse. Elle est aujourd?hui une Surintendant of Police comblée. Ce qui la motive, c?est que son travail au Passport & Immigration Office lui permet de pénétrer dans différents mondes. « On enquête sur les demandes de passeport. Parfois, il y a des gens qui doivent aller à l?étranger de toute urgence pour une opération, des visas à remettre aux étrangers qui travaillent ici et des gens qui ne peuvent pas quitter le pays à la suite d?un ordre de la Cour. Notre rôle est de veiller à ce que tout se passe dans le respect des règles. »

Son seul regret, c?est d?être entré dans la police à une époque où les femmes n?avaient pas les mêmes responsabilités que les hommes. Si elle a accédé à ce poste, c?est parce qu?elle a 37 ans d?ancienneté.

« Il faut aussi avoir des valeurs telles que l?intégrité, être apte à donner un customer-oriented service et savoir écouter si on veut faire son travail convenablement », explique-t-elle.

Pour Josette, il existe une façon féminine de travailler. « On est plus sensibles, le côté humain prend souvent le dessus, mais pas au détriment de ce qui est juste. »

Son supérieur acquiesce : « Quand les gens commencent à s?impatienter dehors, elle sait trouver les mots pour les calmer. » Josette prend sa retraite dans deux ans, fière d?avoir pu arriver jusque-là. « Je suis convaincue que les femmes auront de plus en plus de postes clefs. Si cela prend du temps, c?est parce que les femmes sont entrées dans le monde du travail après les hommes. »

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