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« Rien pour les victimes »

5 décembre 2004, 00:00

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Frustration et colère lors de la réunion tenue hier au siège du «Sunday Vani» sur le rapport Glover. L?association des victimes de la « Sale by Levy », en présence de Harish Boodhoo, a exprimé sa profonde déception face aux conclusions du rapport déposé cette semaine .

« Pena narien pu bann viktim. Nu ti pe attan qui au mwoin bann viktim ti pu soulaze , me nu bien desi.» Ainsi s?exprime le président de l?association, Hassenjee Ahmod. Les membres présents ne comprennent pas que les avoués, notaires et autres « casseurs » n?aient pas été inquiétés. Ils souhaitent que le gouvernement et la commission arrêtent la procédure du « Sale by Levy » et ce dans les plus brefs délais car la liste des victimes va continuer à s?allonger selon eux. Diverses associations, dont les responsables ont déposé devant la commission, étudient actuellement le rapport. L?une d?elles, l?Association pour la protection des emprunteurs abusés (APEA), à travers Gérard Malliaté, se réjouit que deux de ses propositions, la mise sur pied d?un Centre de contrôle de Crédit et celle d?un Centre de médiation de dettes aient été retenues. Gérard Malliaté est heureux que « les commissions qui revenaient aux avoués ? à notre avis un non-sens ? ont été abolies ». La Law Society, dont le président est Me Narendra Appajala, approuve le contenu intégral du rapport. « La Commission d?enquête a bien saisi et compris les procédures entourant la Sale by Levy et a conclu que les avoués ont suivi la loi et les procédures établies. La plupart des témoins qui sont venus déposer ne sont pas crédibles. Les commissions réclamées sont parfaitement légales », affirme Narendra Appajala. La Law Society se penchera prochainement sur les implications qui découlent des recommandations. Entre-temps, une importante réunion d?Harish Boodhoo et de l?association des victimes aura lieu le samedi 11 décembre à 10 heures, au cours de laquelle la nécessité d?une grève de la faim sera débattue. Une marche est aussi prévue du Centre social Marie-Reine-de-La-Paix à la Cour suprême.

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