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« Notre priorité, c?est la réussite de la réforme du secteur sucrier »
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« Notre priorité, c?est la réussite de la réforme du secteur sucrier »
<B>La MSPA est-elle disposée à collaborer sur la question d?octroyer 1 500 à 2 000 arpents à l?État ? </B>
Notre participation au comité conjoint MSPA-gouvernement, présidé par le Premier ministre est une preuve de bonne volonté de notre part pour arriver à un consensus. Notre priorité est la réussite de la réforme du secteur sucrier. Nous avons très peu de temps pour relever ce défi et pour appliquer notre plan de reforme.
La baisse de 36 % sur le prix de vente du sucre interviendra dans deux ans. Nous ne sommes pas contre le principe de l?élargissement de la base économique de l?île que prône l?Empowerment Programme. Nous pensons que cette démarche doit se faire dans le dialogue avec tous les partenaires de l?économie mauricienne. Elle devrait aboutir à une « win-win situation » pour tous, comme l?a dit le ministre des Finances. Nous nous sommes déjà engagés dans cette voie durant la semaine écoulée, dans un climat de dialogue et dans une atmosphère positive.
<B>Quelle superficie de terre la MSPA a-t-elle mise à la disposition de l?État jusqu?ici ? </B>
Sur les cinq à dix dernières années, l?ensemble de nos membres a donné près de 2 500 arpents de terre. Ces terres ont été utilisées dans le cadre de divers plans ou projets parmi lesquels la construction d?infrastructures publiques (aéroport, routes, etc.), les Voluntary Retirement Schemes, le Blue Print, et aussi pour les projets de construction d?écoles ou d?aménagement de terrains de sport.
Ce constat ne concerne que la contribution des cinq à dix dernières années seulement. Si on tient compte de ses 300 ans d?existence, il n?est pas difficile de constater l?ampleur de la contribution de l?industrie sucrière au développement du pays dans le temps. Il faut également ajouter à cela les terres qui sont louées à un prix forfaitaire aux métayers, aux Young Farmers, aux sociétés coopératives et autres. Ce soutien leur a permis de devenir des key players dans la production vivrière.
<B>Est-ce suffisant ? </B>
Nous n?avons jamais refusé de donner de la terre pour un projet social. Nous avons toujours répondu de notre mieux aux demandes et aux besoins du pays. Pour que cela puisse continuer, il faut que notre industrie demeure économiquement viable. Je ne suis pas certain que l?enjeu et les défis auxquels notre secteur est confronté aient été totalement compris, dont la baisse par 36 %, dès 2009, des recettes sur la vente du sucre. Il faut ajouter à cela le risque que cette baisse soit encore plus conséquente avec le démantèlement du Protocole sucre et les nouvelles règles d?accès au marché européen dans le sillage des accords de partenariat économique. Aucune industrie ne peut survivre à cela, à moins de se réinventer.
Nous devons transformer notre industrie sucrière en cluster canne à sucre ? réduire les coûts de production, et avoir des produits à forte valeur ajoutée : éthanol, énergie, sucres raffinés? Cette réforme ne réussira pas sans le soutien de tous les partenaires du secteur sucrier. Sans la réforme du secteur sucrier, nos membres ne pourront pas continuer à contribuer au développement du pays.
Propos recueillis par L. P. </B>
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