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« Mon but : créer une ?one-stop-shop? pour aider les PME »
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« Mon but : créer une ?one-stop-shop? pour aider les PME »
Qu?est-ce qui a motivé la rencontre du 21 janvier avec les différents acteurs des PME ?
L?idée était de faire un constat de la situation générale. Je voulais me mettre à l?écoute de tous les individus et institutions travaillant dans ce secteur pour voir le chemin parcouru jusqu?ici. Et je vous assure qu?il y a énormément de travail à faire. Cet atelier de travail baptisé The Way Ahead avait pour principal objectif d?identifier les problèmes qui entravent le développement de ce secteur qui, entre 1995 et 2000, a créé quand même deux fois plus d?emplois que le secteur privé.
Quel est le vrai problème ?
Il y a plusieurs pistes à étudier mais le principal souci reste la difficulté d?accès au financement. Il faut revoir toute la structure, voir ce qui se fait ailleurs, les adapter aux réalités mauriciennes et enfin ?uvrer selon les besoins de chacun, car vu la diversité de leurs activités, je ne pense pas que ce soit une bonne idée de les regrouper en une seule entité. Chacun doit savoir que dans les affaires, il y a des risques à prendre mais plus ils sont calculés, mieux c?est. Nous sommes conscients au gouvernement que les entrepreneurs ont surtout besoin d?encadrement et du soutien des autorités. Il faut donc être à leurs côtés, leur prodiguer des conseils et les aider à mieux gérer leurs affaires.
La loi Dutreil en France est venue soulager les entrepreneurs en protégeant leurs biens personnels. Est-ce une bonne idée à reprendre ?
Je ne vois pas pourquoi elle ne le serait pas. À mon avis, les banques doivent avoir d?autres moyens pour se couvrir en cas de non-remboursement de dettes. Je crois qu?il faut aussi revoir toute la question des prêts bancaires et des garanties. Tenez, lors de cette première prise de contact avec les PME, une dame a fait état de son indignation face aux problèmes qu?elle rencontre avec une banque. Elle qui souhaitait ouvrir sa propre entreprise s?est vue interroger sur les revenus de toute sa famille. Je suis quelque part d?accord avec elle, surtout avec la politique gouvernementale de promouvoir la femme. C?est pour cela que je dis qu?il faut tout revoir avec, bien sûr, l?implication de toutes les parties concernées. Nous nous y attelons.
Quelles sont vos priorités ?
Mon but, c?est de créer une one-stop-shop où tous les services destinés aux PME sont concentrés en un seul lieu avec un unique comité de gestion où tout serait harmonisé. Le fait d?être ballotté d?un bureau à l?autre avec le stress que cela implique ne fait que compliquer davantage les démarches des entrepreneurs. Cette concentration de services les encouragera à développer une culture de Clustering où tous les entrepreneurs travaillant dans le même secteur d?activités, se regroupent et peuvent mieux faire face aux difficultés du marché. Cette formule a fait ses preuves dans de nombreux pays.
Certaines institutions financières et para-étatiques gèrent des bâtiments commerciaux qu?elles louent aux entrepreneurs. La meilleure idée ne serait-elle pas plutôt de créer un plan pour les encourager à devenir propriétaires ?
Laissez-moi d?abord vous dire que nombre de ces locaux sont vides tout simplement parce qu?ils ne sont pas adaptés aux besoins propres des entreprises. On ne peut pas construire un bâtiment et dire à un entrepreneur « Voilà, emménagez ! ». D?où l?idée de regrouper des entrepreneurs d?un secteur particulier, de situer leurs besoins propres et de travailler en conséquence. À la suite de quoi, ces derniers peuvent trouver ensemble des solutions pour créer des joint-ventures et pourquoi pas devenir les propriétaires de leurs bâtiments.
La Smido au service des petits entrepreneurs Est considéré PME, toute entreprise dont la valeur totale des équipements est inférieure à Rs 10 millions. Établie en 1993 par le Small and Medium Industries Development Organisation Act, la Smido est une institution para-étatique dont le rôle est de promouvoir le développement des petites et moyennes entreprises du secteur manufacturier à Maurice. Ses objectifs sont d?aider à la modernisation des entreprises, d?organiser des sessions de formation aux techniques de gestion d?entreprises à l?intention des entrepreneurs, d?offrir des services conseils dans le domaine de l?organisation, de la gestion financière et de la mise à jour des dossiers, bref de donner aux entrepreneurs les moyens de mieux gérer leurs entreprises. « Il est vraiment dommage que Maurice n?ait pas encore fait sienne cette culture de la création d?entreprises. Je pense que cette orientation devrait déjà être donnée à la maison où l?accent est trop souvent mis que sur le côté scolaire. Bien sûr, c?est une bonne chose mais il faut aussi encourager les jeunes à penser à ouvrir et gérer leur propre entreprise. Ailleurs, il existe des écoles d?entrepreunariat et on trouve même ces cours dans des universités », souligne un cadre de la Smido. Le fait de se faire enregistrer dans cette institution permet de bénéficier de divers avantages, notamment de l?absence de taxes sur les matières premières et les équipements, des taux d?intérêts préférentiels sur les emprunts à la DBM et abattements fiscaux sur le fret pour les entreprises enregistrées à Rodrigues. Des formulaires d?enregistrement sont disponibles à la Smido. Les intéressés doivent produire les copies des documents suivants : permis de développement, devis des équipements à acheter, plan du site, carte d?identité nationale, reçu de l?acquisition des équipements existants ainsi que les attestations nécessaires au cas où l?entreprise est une compagnie ou une boulangerie.
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