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« Les commérages peuvent agir comme un moyen de défense »
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« Les commérages peuvent agir comme un moyen de défense »
On associe souvent les femmes aux palabres. Pourquoi ?
Tout ce qui est positif dans la société est généralement attribué à la gente masculine ! Par contre, il y a une perception qui rattache tout ce qui est vil au féminin, et donc les commérages et les préjugés sont collés sur le dos de la femme. D?où la fréquente référence au terme « fam palab » à Maurice.
Les rumeurs peuvent-elles être positives ?
Les ragots peuvent être à la fois positifs et négatifs. Dans le premier cas, cela s?illustre par le fait que d?une désinformation ? donc une rumeur infondée ? peut naître une information. Prenons le cas de ce médecin du privé qui disait pouvoir soigner le chikungunya au laser. C?était une rumeur lancée, qui finalement était fausse. D?ailleurs les propos d?autres médecins intervenant dans la presse, viennent donner une information au public, maintenant la fausseté de ce soi-disant traitement. Si l?information prime sur la désinformation, il peut y avoir une coexistence des deux dans une société civilisée et cela ne va pas aller au détriment des gens. Mais si cela vient nuire, la rumeur est forcément négative.
L?individu condamne la rumeur mais il en raffole à la fois. Comment expliquez-vous cette contradiction ?
Les non-dits ont un attrait dans la mentalité de beaucoup de gens. Machiavel disait qu?un mensonge répété continuellement devient une vérité. La rumeur est une source de stimulation pour les gens ; c?est ce qui suscite l?intérêt des autres sur l?individu, selon lui. D?autant plus qu?à leurs yeux, les commérages peuvent agir comme moyen de défense comme un bouclier pour ceux qui se sentent inférieurs. Et c?est donc sans hésitation que l?individu propage la rumeur.
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