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« Le but du ?café-philo? est d?échanger des idées »
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« Le but du ?café-philo? est d?échanger des idées »
Le Centre culturel d?expression française (CCEF) accueille à partir du 13 octobre un « café-philo ». Expliquez-nous ce que c?est et quel en est le but ?
Le « café-philo » est né à Paris, en 1989, grâce à Claude Sautet, professeur de philosophie. Mis à part le fait qu?on en trouve dans toutes les villes de France (petites et grandes), il s?est, depuis, éparpillé dans le monde entier. C?est ainsi qu?on peut en trouver, par exemple, à Tokyo, à Buenos Aires, à Londres ou à Hong Kong, pour ne citer que ces villes. Le but du « café-philo » est de réfléchir, autour d?une tasse de thé ou de café, sur un thème. Ce thème peut être philosophique. Mais s?il ne l?est pas au premier abord, on peut l?envisager sous l?angle philosophique.
Concrètement, comment cela fonctionne et de quoi allez-vous parler le 13 ?
Le « café-philo » est composé d?un animateur qui cadre et recentre les propos des participants dans le sillage du thème abordé. Les participants sont des gens qui s?intéressent à la réflexion. Chaque mois a lieu un « café-philo » dont le thème est fixé à l?avance afin que les participants puissent y réfléchir de leur côté.
Il est évident que le « café-philo » est ouvert à tout le monde, à tous ceux qui veulent mener une réflexion sur un thème. Le premier thème est le but même du « café-philo » : discuter et, dans une plus grande mesure, dialoguer.
Il s?agit, au sein de ce « café », d?échanger des idées, c?est-à-dire de s?écouter, de se comprendre et de réagir. Il me semble que c?est le premier du genre à Maurice, et il aura donc lieu au CCEF de Curepipe le vendredi 13 octobre 2006 à 18 heures. Une petite participation sera demandée pour la boisson et les gajacks.
Vous êtes l?animateur du « café-philo », qui est Joseph Cardella au juste ?
Je suis professeur de philosophie au lycée des Mascareignes depuis cinq ans. J?ai aussi commencé, il y a six ans, une année de recherche en sociologie (DEA de migrations et relations interethniques) dans laquelle je m?intéressais à « la construction de l?événement Kaya », et particulièrement à des catégories socio-ethniques utilisées dans la presse francophone mauricienne pour traiter et rendre compte de cet événement.
À quoi sert la philosophie dans notre société ? Est-ce que vous sentez un engouement pour cette discipline chez les Mauriciens ?
Certains professeurs de philosophie ont l?habitude de répondre que la philosophie ne sert à rien, s?opposant ainsi au discours ambiant qui veut que tout ce que l?on fait doit servir à quelque chose.
Je répondrai que la philosophie sert à quelque chose d?essentiel chez les êtres humains que nous sommes : à penser.
J?ai pu constater, grâce aux causeries que j?ai eu l?occasion d?animer, l?intérêt de certaines personnes pour ce type de réflexion qu?est la philosophie, ce qui m?a amené à proposer un « café-philo », endroit où l?on est plus décontracté que dans une salle de conférences ou une salle de classe, et où, néanmoins, une certaine rigueur doit être atteinte pour exprimer sa pensée.
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