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« Ce projet va générer au moins un millier d?emplois »
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« Ce projet va générer au moins un millier d?emplois »
<B>Où en êtes-vous depuis la dernière présentation publique de votre projet IRS au Morne ? </B>
Nous attendons avec impatience la décision du gouvernement, c?est-à-dire notre letter of intent. Je suis optimiste, car je ne vois pas ce qui pourrait venir contrarier ce projet, alors qu?il se situe sur les terres privées de la SMB, qu?il respecte toutes les conditions requises, et offre plus que des garanties sur le plan de l?environnement. N?oubliez pas qu?il existait auparavant le projet « Trochetia » sur ces terres. Les membres du board de la SMB l?ont rejeté parce qu?il s?agissait d?un eye sore et de bétonnage pur et simple. Or, ce projet monstrueux a déjà reçu toutes les autorisations, y compris le permis EIA et le development permit.
<B>L?éventuel classement du Morne au patrimoine mondial ne vient-il pas changer la donne ? </B>
Il ne devrait pas. Nous proposons, sur nos terres, un développement intégré presque invisible de la route, un reboisement total incluant celui de terres de l?État dont nous avons les baux, le financement d?un musée dédié au patrimoine et à l?esclavage, et la construction d?un village artisanal? Nous sommes disposés à ouvrir nos terrains au public pour qu?il puisse avoir accès à la montagne. Ce projet va générer au moins un millier d?emplois.
<B>N?est-ce pas de l?opportunisme, une exploitation commerciale du classement au patrimoine mondial ? </B>
Cela fait quatre ans que je travaille presque à plein temps là-dessus. Nous avons dépensé plus de 400 000 euros en études diverses, notamment sur l?environnement avec la Wildlife Foundation. Selon leur rapport, la presque totalité des plantes endémiques qui existaient sur ce terrain ont disparu. Notre démarche est commerciale, mais elle part d?un principe : notre grand-père, Allan Cambier, a conservé en l?état la plus grande partie de cette péninsule. Nous voulons en faire quelque chose de bien ; pas un morcellement hideux de plus. Nous voulons lui redonner sa beauté. Tous les jours on m?appelle pour savoir s?il y a des terrains à vendre pour morceler. Nous aurions pu nous faire un paquet d?argent. Car n?oubliez pas, selon le Black River Outline Scheme 2001, ces terrains sont constructibles. Le gouvernement doit approuver un tel projet pour sa dimension sociale, culturelle et économique. Ce n?est pas de l?opportunisme, mais une démarche sérieuse, totalement réfléchie.
<B>Mais vous semblez très pressé. </B>
Nous avons travaillé dans l?ombre pendant toutes ces années. Nous avons présenté au BOI, en juillet dernier, un projet totalement ficelé au niveau financier, environnemental et en stricte conformité avec la vision de la montagne du Morne qu?a le gouvernement. Le BOI, depuis peu, doit donner ou refuser les autorisations pour les grands projets dans un délai de trois mois. Nos financiers, cinq banques étrangères de renom, partent du principe que nous devons commencer les travaux dans quelques mois? Ce sont eux qui sont pressés.
<B>Vous parlez d?originalité. Mais un golf, ce n?est pas vraiment original. </B>
Nous avions l?autorisation pour un « 27 trous ». Nous voulons en faire 18 et toucher le moins possible à la nature. Il existe en effet aujourd?hui des techniques novatrices qui prônent des golfs totalement environment friendly qui respectent la spécificité du terrain. Ces golfs sont aujourd?hui préconisés par les plus grands noms pour leur respect de la nature. Le parcours sera dessiné par l?Écossais Sandy Lyle. La grande originalité sera dans la gestion des eaux de pluie. Au Morne, avec 1 100 mm de précipitations, il pleut deux fois plus qu?en Angleterre ! Cela va se ressentir dans le design du parcours.
<B>Croyez-vous que vos clients milliardaires se contenteront seulement de la campagne ? </B>
Oui. Nous leur proposons un produit exclusif : le luxe, la beauté, la tranquillité, la sécurité. C?est dans notre propre intérêt que nous devons répondre aux critères internationaux, et pas seulement à ceux de l?Unesco ou du Morne Heritage Trust Fund ou du National Heritage. Et c?est pour cela que nous allons beaucoup plus loin que les exigences posées par ces entités. Notre projet se situe totalement à l?opposé de la portion de la montagne où les grottes sont situées, et qui intéresse principalement l?Unesco et le Morne Heritage Trust Fund. Nous avons des solutions très concrètes à proposer, et qui aideront le dossier que le gouvernement souhaite proposer à l?Unesco.
<B>Mais alors, quel élément pourrait vous bloquer ? </B>
Objectivement, aucun. Le Premier ministre, Paul Bérenger, trouve notre projet très intéressant. Notre concept est totalement irréprochable. Son grand atout, c?est qu?il est d?un niveau encore nouveau pour Maurice ; presque inclassable. Il va attirer une clientèle qui ne se déplacera pas chez nous sans le sentiment de contribuer à une cause nationale. C?est d?ailleurs pour cette raison que nous faisons appel à l?architecte paysagiste Roger Griffith. Ce spécialiste a à son actif pas moins de trois projets architecturaux dans des sites classés au patrimoine mondial de l?Unesco, en Écosse et au Royaume-Uni. C?est notre point fort. Il n?existe aucune contradiction entre un développement intégré et un site classé au patrimoine mondial.
<B>Mais en fin de compte, où est le problème ? </B>
Il n?y a pas de problème. Le gouvernement, par le biais du BOI, doit nous faire parvenir notre letter of intent. Ensuite, il conviendra de recevoir de la part du directeur du National Heritage, le Dr Jaumeer, une lettre officielle nous informant que nos terrains privés (367 A) ont été classés patrimoine national. Ensuite, en collaboration avec leur ministère de tutelle, celui des Arts et de la Culture et le board du Morne Heritage Trust, présidé par M. Bernard Perrine, il conviendra de développer le projet en respectant scrupuleusement les diverses phases : la création d?un « récif boisé » comme préconisé dans un rapport de l?Unesco ; la construction des villas et du golf, en respectant les spécificités du projet ; la création du musée et du craft village, afin de donner réellement au board du Morne Heritage les moyens de promouvoir ce lieu mythique. Enfin, nous voulons créer des parcours pédestres au sein des terres situées près des caves pour permettre à tous d?accéder à ce lieu de mémoire et de recueil. Le financement ne peut exister sans un projet commercial intégré. Or nous sommes les seuls à pouvoir le proposer parce que nous sommes propriétaires des terres qui ceinturent la montagne du Morne. L?État ne peut pas se permettre de le faire seul? Nous proposons une win-win situation totale pour le gouvernement, les autorités et le peuple mauricien? Nous sommes prêts. Pour ma part je me battrai jusqu?au bout pour que ce projet aboutisse.
« Nous proposons une ?win-win situation? totale pour le gouvernement, les autorités, et le peuple mauricien »
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