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Yves Fanchette, l?homme derrière le rideau
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Yves Fanchette, l?homme derrière le rideau
C?est l?homme de l?ombre. Celui qu?on ne voit pas forcément, mais par qui tout transite. Commissaire des Jeux en 1985, Yves Fanchette reste une figure incontournable dans l?organisation des sixièmes Jeux des îles de l?océan Indien (JIOI) qui auront lieu du 29 août au 7 septembre prochain à Maurice. Il est à la fois secrétaire général et coordonnateur organisationnel du Comité d?organisation des Jeux (COJI). Un rôle presque semblable à celui de 1985. ?C?est une chance unique pour moi de me retrouver, à 18 ans d?intervalle, avec pratiquement les mêmes responsabilités?, nous dit-il.
Même s?il ne le dit pas, ce travailleur de l?ombre semble très fier d?avoir été sollicité à nouveau pour ce grand défi. Une sixième édition qui s?annonce grandiose, voire même la meilleure de toutes celles qui ont été organisées jusqu?ici.
?Les prochains Jeux seront bien plus grandioses que ceux de 1985. On n?a beaucoup plus de moyens que ce soit en termes financiers ou logistiques. En 1985, les Jeux avaient coûté à l?État Rs 25 millions alors que pour la prochaine édition, l?investissement est estimé à près d?un milliard de roupies?, précise-t-il.
Mais dit-il : ?Même si l?organisation était plus artisanale en 1985, la compétence de l?équipe était homogène, voire même plus que pour la prochaine édition. Avec le peu de moyens, nous avions pu accomplir beaucoup de choses.?
S?il se réjouit des moyens qui sont déployés pour faire des prochains Jeux une réussite, il constate avec regret qu?avec le développement, le volontariat a pratiquement disparu. ?Le volontariat est en train de s?étioler à la même allure que le développement s'intensifie. Aujourd?hui, on se soucie beaucoup plus de l?avenir professionnel. Je ne vois plus personne faire ce que nous faisions pour les Jeux de 85. On se faisait un devoir de nous rencontrer tous les soirs après le travail. Il m?arrivait souvent d?arriver au COJI à 16 heures pour repartir à 4 heures le lendemain matin. Il y avait tellement de choses à faire. De nos jours, il faut tout payer sinon c?est la qualité qui souffre. C?est le cas dans les fédérations sportives?, s?indigne Yves Fanchette qui travaillait à l?époque chez Shell.
Le bras droit du Chief Executive du COJI, Michael Glover, estime qu?il est temps de réfléchir aux moyens de prévenir cet étiolement puisque, dit-il : ?Maurice, à présent, n?a pas les moyens de tout payer dans le sport.?
Homme de principe, il peut aussi se montrer très exigeant par moments. Ce que recherche Yves Fanchette chez ses collaborateurs est le professionnalisme. Mais là encore il se rend compte que les dirigeants des fédérations ne savent pas toujours se montrer à la hauteur de leurs tâches, surtout dans le cadre des JIOI. ?Les dirigeants ne se rendent pas compte que les JIOI ne sont pas un événement ordinaire et que les besoins administratifs ne peuvent être comparés à ceux des fédérations.?
De par son expérience, cet ancien correspondant sportif aux journaux, Le Mauricien et Week-end, sait comment contourner les problèmes pour ne pas entraver la bonne marche de l?organisation. Pour conclure, il a tenu à saluer l?ancien directeur technique national d?athlétisme, Jacques Dudal, qui avait contribué à l?élaboration du règlement technique dans cette discipline pour les JIOI de 85.
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