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Voyageurs inconvenants
C’est un calvaire de prendre le dernier bus à Quatre-Bornes pour se rendre à Baie-du-Cap. Je suis obligée de prendre ce bus trois fois la semaine pour rentrer chez moi après mes cours en ville. C’est un long trajet qui dure déjà trois heures et ça me donne des maux de tête. Passons. On ne peut pas faire autrement… Mais il y a certains voyageurs irresponsables qui rendent le voyage encore plus désagréable.
Parlons d’abord de ceux qui parlent à haute voix, ne se souciant guère de ceux qui s’assoupissent avant d’attaquer les tâches ménagères qui les attendent à la maison ou encore ceux qui veulent juste un peu de silence, comme moi, pour calmer mes maux de tête. Il est hors de question de leur faire entendre raison. Il m’arrive d’assister à des discussions entre passagers.
C’est rare que le receveur, qui a pourtant autorité dans le bus, arrive à faire les fumeurs éteindre leur cigarette. Dire que nous sommes au début de l’hiver et que les fenêtres de l’autobus sont toutes fermées pour nous protéger contre le vent glacial. Finalement, nous devenons tous des fumeurs passibles.
Mais le plus insolite de l’histoire, les passagers l’ont vécu au début du mois. Difficile à croire qu’un groupe de passagères, oui des filles, aient pu faire le chauffeur arrêter le bus devant une boutique pour qu’elles puissent acheter des boissons alcoolisées.
Bien sûr, quelques passagers en ont profité pour acheter des cigarettes. L’attitude du chauffeur et celle de son collègue sont compréhensibles surtout quand les jurons pleuvent. Ils craignaient pour leur sécurité. D’autant plus, qu’il n’y a aucun poste de poste police entre Palma et Baie-du-Cap. Celui de Rivière-Noire n’est pas sur la route principale. Mon épopée est aussi celle d’une trentaine de voyageurs. Que les autorités entendent notre cri de souffrance
Marylène PIERRE-LOUIS</B>
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