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Vous avez dit zone mixte ?
Quelle est la définition de la zone mixte ? Pourquoi existe-t-elle lors des grands événements sportifs ? Quelle est son utilité ? Quelles sont les règles à respecter ?
Pour ceux qui ne le savent pas encore (on parle ici de certains membres de l’organisation), la zone mixte est la zone où les sportifs passent à la fin de leurs épreuves pour retourner aux vestiaires, et où les attendent les journalistes de la presse écrite et parlée.
Comme nous le constaterons vite, surtout dans cette zone mixte, les médias s'intéressent, bien évidemment, aux stars, ou encore, à leurs athlètes nationaux.
Lors de la première journée des Championnats d’Afrique d’athlétisme, hier, au stade de Bambous, la zone délimitée par les organisateurs a été littéralement assiégée par les journalistes lorsque le maître incontesté du demi-fond, l’Ethiopien Kenenisa Bekele –après son sacre et son tour d’honneur – a quitté la piste pour passer par la zone mixte.
D’abord, priorité à la télévision nationale, qui assurait le direct depuis 13h. Ce qui est tout à fait normal. Une série de questions-réponses qui dure un peu plus de cinq minutes.
Derrière, les autres journalistes, une bonne quinzaine, attendent… avec impatience – il ne faut surtout pas oublier les curieux spectateurs qui ont commencé à grossir cette foule dans la zone, soi-disant, réservée aux journalistes.
Bref, le moment tant attendu arriva enfin. Kenenisa Bekele est félicité pour son premier titre africain et les journalistes commencent leur entretien. Les questions fusent de toutes parts. Les premières impressions, émotions et commentaires du coureur sur la course du 5000m sont plus qu’importants – surtout pour vous, lecteurs passionnés d’athlétisme, friands d’informations.
Et puis ? L’idylle naissante prend fin brusquement, sans crier gare. Voilà que s’amènent deux gars du protocole, un du centre de contrôle antidopage et le coach de l’Ethiopien. “L’entretien-minute est fini. Laissez-le tranquille”, lancent-ils aux journalistes. Bekele quitte alors la zone mixte sous “forte escorte” sous le regard hébété des médias.
Conclusion, certains de nos collègues n’ont pu faire leur boulot, faute d’une planification adéquate et d’une organisation bien rodée à ce niveau. Les méfiances manifestées par l’organisation vis-à-vis de la presse, ces derniers jours, interpellent à plus d’un titre…
Voilà comment un grand moment d’athlétisme et une course héroïque de Kenenisa Bekele sont interrompus dans un capharnaüm indescriptible, puisque l’athlète lui-même a été pris de court par ses “gardes du corps”.
Sachant que le roi d’Afrique sera connu cet après-midi, à l’issue de la finale du 100m, il serait intéressant de vérifier si la zone mixte à la sauce mauricienne va, une fois de plus, se transformer en zone de… non droit pour les journalistes !
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