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?Voter un projet de société et non l?homme politique?
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?Voter un projet de société et non l?homme politique?
On dit toujours que les jeunes ne réagissent pas aux événements immédiats. Ce n?est pas le cas de ceux du groupe Tonnelle. Ce mouvement constitué il y a des années sous l?impulsion du père Henri Souchon, curé de l?Immaculée-Conception, a pour objectif de témoigner de l?affection aux sans domicile fixe ou Mam San Baz en leur procurant, entre autres, un repas.
Ces jeunes recommandent aux jeunes de voter pour un projet de société valable plutôt que pour l?homme. ?Ne pas voter, c?est laisser les autres décider pour soi?, explique Kevin Belony, 23 ans, analyste médical.
Les jeunes du groupe trouvent regrettable que les principaux partis n?aient toujours pas présenté leurs programmes. ?Il faut que ceux-ci soient présentés à la radio et à la télévision et qu?il y ait des débats où le public et les jeunes peuvent intervenir?, précise Andy. Ils exhortent donc les jeunes à aller voter en ?considérant ce qui est mieux pour eux?. Angélique Motee, clerc de banque, ajoute qu?il ?ne faut pas oublier que ce droit a été acquis de haute lutte? .
Des avis partagés par Joëlla Hennequin et Pascaline Alexandre, 22 et 21 ans , étudiantes en communication dans une école privée, Nicolas Fra, 25 ans, chef de production, et Andy Chin Chew, enseignant d?histoire et de sciences sociales. Tous disent avoir noté une indifférence totale de leurs semblables vis-à-vis des élections du 3 juillet.
Qu?auraient-ils fait s?ils étaient les décideurs de demain ? ?Au lieu d?injecter des millions dans un projet de métro léger, j?aurais investi dans la construction de centres de refuge pour former ces démunis à un métier?, répond Nicolas. ?Il faudrait que les travailleurs sociaux aillent sur le terrain pour éduquer les pauvres sur leurs droits?, estime Pascaline. Joëlla, elle, se serait concentrée sur la mise en place de structures pour les enfants qui risquent de finir délinquants. Andy dit avoir été choqué quand un de ses élèves lui a avoué avoir manqué l?école trois mois durant faute d?argent pour payer le transport. Kevin, qui pense que la politique devrait être la première forme de charité, veut d?un plus grand nombre de maisons de type Firinga mais à des coûts réduits.
Le mot de la fin : tous veulent que les jeunes ne tombent pas dans le piège du communalisme et qu?ils votent sur la base d?un programme plutôt que pour les hommes.
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