Publicité
Vols dans les plantations de légumes : Les planteurs s?organisent
Par
Partager cet article
Vols dans les plantations de légumes : Les planteurs s?organisent
Croyant tenir les voleurs de légumes à distance, un planteur du Nord a fait installer un grillage métallique tout autour de son terrain. Mais celui-ci a vite disparu. Sans le vouloir, il avait fait le bonheur des voleurs de ferraille. Ses légumes avaient également disparu? Les vols dans les plantations sont devenus une véritable plaie ces derniers mois. Un Steering Committee présidé par Roopesh Bheekarry, le directeur du Small Planters Welfare Fund (SPWF) tente actuellement de dégager un plan d?action pour combattre le phénomène.
Les moyens de dissuasion ne manquent pourtant pas : des conseils sont donnés aux planteurs sur les précautions à prendre. Mais si le directeur du SPWF note une légère amélioration, l?ensemble de la communauté des planteurs dit être l?otage des voleurs.
Certains petits planteurs, à l?exemple de ceux de Riche-Terre, ont mis un terme à leur activité. ?Ils ont énormément souffert des vols systématiques qui seraient l??uvre de toxicomanes ou autres disciples de Bacchus, nombreux dans la région?, nous dit Ramesh Rajcoomar, assistant directeur de l?Agricultural Research and Extension Unit (Areu).
Le découragement avait fini par gagner d?autres groupes de planteurs. ?Ceux-ci enregistraient des pertes annuelles estimées entre 10 et 20 % pour la communauté?, souligne Roopesh Bheekarry. La mise en place du steering committee, en octobre dernier, était une réaction à cet état de choses.
Dans d?autres régions, dans le centre notamment, les voleurs agissent différemment. Ils sont organisés et bien équipés : véhicules lourds, téléphones. Parvenant ainsi à rafler de plus grandes quantités de légumes et laissant les planteurs dans le désarroi après leurs coups.
?Tests réguliers?
Krit Beeharry, planteur d?arouille de Soreze, à Pailles explique du reste que les bandes organisées savent comment frapper. ?Je vais moi-même surveiller ma plantation. Des fois, je me fais accompagner d?un gardien. Mais rien ne se passe quand nous sommes là. Me kouma nou tourne ledo, zot vini. C?est ce qui me pousse à dire que nous sommes constamment surveillés.?
Un point de vue partagé par la police siégeant au steering committee. ?Il y a des patrouilles mais nous ne pouvons être partout à la fois. C?est la raison pour, laquelle nous encourageons les planteurs à se regrouper?, nous confie un policier.
Ramesh Rajcoomar de l?Areu va, lui, plus loin en demandant la collaboration du public. ?Il faut qu?ils comprennent que la plupart des légumes ou des fruits exposés à même le trottoir sont de provenance suspecte. En outre, ces produits peuvent contenir des résidus de pesticides. Les effets sur la santé sont dangereux. Au marché, les produits maraîchers sont soumis à des tests réguliers. Donc, ils ne comportent aucun risque.? Il estime en outre que le renforcement de la loi est un des moyens de mettre un terme au pillage des champs des petits planteurs.
Publicité
Publicité
Les plus récents