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Vite dit

4 décembre 2004, 20:00

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Les « Seniors » contre les fléaux

« Lalkol ek sigaret. Bap re baap. Enan boucou problem ladan. » Tel est le slogan d?une campagne de sensibilisation entreprise par le Senior Citizens?Council (SCC), en collaboration avec le ministère de la Sécurité sociale. Le but de cette campagne est de mettre en garde les gens contre une consommation exagérée des boissons alcoolisées, surtout durant les fêtes de fins d?années. Des banderoles seront déployées pendant une dizaine de minutes lors de la descente des membres du Senior Citi-zens?Council dans les villes et les villages de tous les districts de l?île. Jusqu?ici, la campagne a touché Port-Louis, Rivière-du-Rempart et Mahébourg. Des posters sont également placardés à travers l?île. Le SCC a augmenté l?allocation qu?il verse à la fin de chaque année aux associations de personnes du troisième âge de Maurice et de Rodrigues. Ainsi, celles qui ont entre 50 et 200 membres toucheront une allocation de Rs 1 200 au lieu de Rs 1 000.

Rs 2 millions à la poubelle?

Une abonnée de la loterie verte vient d?apprendre, non sans surprise, qu?un des billets qu?elle avait achetés sur réservation avait décroché le second lot du tirage de novembre. Elle a eu peine à croire ses oreilles lorsqu?elle a reçu les félicitations du propriétaire de la tabagie, au moment où elle s?est présentée pour prendre livraison de ses billets pour le tirage du 3 décem-bre. Confuse, elle a avoué qu?elle avait consulté les résultats du tirage de novembre sur Internet, qu?elle n?avait rien vu et qu?elle avait ensuite tout jeté à la poubelle. Elle aurait confondu les résultats avec ceux du tirage d?octobre. Elle a, depuis, avisé la Mauritius Lotteries dans l?espoir d?obtenir une dérogation ex-gratia. Cette procédure a cependant très peu de chance d?aboutir, puisque selon les règlements, les lots ne sont payés qu?aux porteurs.

Le soulagement du caporal Beeharry

Pendant deux ans, la vie du caporal Sateedarnand Beeharry, de la Special Mobile Force, a eu un goût amer. Il a en effet été suspendu à la suite d?allégations de viol portées contre lui par une femme de 26 ans. Ce délit est censé avoir été commis treize ans auparavant. Main-tenant qu?il a bénéficié d?un non-lieu, Sateedarnand Beeharry ne désire plus qu?une chose : être réintégré au sein de la police. Mais tout dépend de la Public Service Commission. Le caporal qui, avait 26 ans de service avant sa suspension, est marié et père d?un garçon de 17 ans et d?une fille de 15 ans.

Les faits remontent à 1989. Cette année-là, une mineure de 13 ans, fréquentant un collège de Ph?nix, ne rentre pas chez elle. Son père, un policier, rapporte sa disparition à la police de Vacoas. Trois jours plus tard, elle réapparaît chez son grand-père qui vit à Eau-Coulée. Interrogée, elle affirme que pendant cette période, elle se trouvait en compagnie du caporal Beeharry avec qui elle a une liaison. Le père avertit la police que sa fille a été retrouvée, et ajoute qu?il ne souhaite pas donner suite à l?affaire, vu que l?adolescente était consentante.

Le 5 août 2002, l?adolescente devenue majeure depuis, se rend à la Child Protection Unit de Floréal et allègue que le caporal Beeharry l?aurait violée dans une des chambres de la Special Mobile Force il y a treize ans. Cette accusation donne lieu à des poursuites. Le procès est instruit le 14 janvier. Après plusieurs audiences, les magistrats Fecknah et Ng Wong Hing accordent un non-lieu au caporal. Ils appuient leur décision sur le fait que l?allégation a été faite treize ans après les faits. De plus, en l?absence d?un rapport médical, il n?était pas possible de retenir la thèse du viol. Mais même s?il parle de soulagement, le caporal ne se dit satisfait qu?à moitié. « Même si j?ai nié les allégations portées contre moi, ma réputation est ternie. Je consulterai mon avocat, Me Yatin Varma, en début de semaine, pour voir dans quelle mesure il est possible d?obtenir réparation auprès de cette fille et de ses parents. »

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