Publicité
Visite stratégique du président indien, Manmohan Singh, aux Etats-Unis
Par
Partager cet article
Visite stratégique du président indien, Manmohan Singh, aux Etats-Unis
Le Premier ministre Indien, Manmohan Singh, est le premier dirigeant étranger à effectuer une visite d''Etat à Washington depuis le début du mandat de Barack Obama en janvier.
Depuis quatre ans et la dernière visite de Manmohan Singh aux Etats-Unis, les relations ont évolué entre les deux pays : les négociations sur le nucléaire civil ont largement avancé et la question afghane est désormais au cœur des enjeux stratégiques.
Manmohan Singh est venu à Washington comme un ami, mais cette visite ne saurait constituer une simple visite de courtoisie.
Les négociations entamées en 2005 avec George W.Bush ont abouti à un accord sur la coopération nucléaire civil validé par l’AIEA en 2008. L’Inde n’a pas encore signé le traité de non-prolifération nucléaire, mais peu importe ! A la clé, la promesse de juteux contrats pour les entreprises américaines.
Des opportunités commerciales qui sont plus que bienvenues par temps de crise et pèsent sur les choix géopolitiques de la Maison Blanche. Les compagnies américaines sont sur les rangs, à commencer par General Electric, avec des marges de profits potentiellement très importantes.
New Delhi espère que cette visite permettra de lever les dernières barrières administratives qui bloquent encore la vente de certaines technologies américaines au secteur nucléaire indien.
 
L’autre grand enjeu de cette visite, c’est l’imbroglio afghan. La visite de Manmohan Singh coïncide presque jour pour jour avec les attentats de Bombay, il y a un an, qui ont fait 166 morts et plus de 300 blessés. Depuis, ces attaques attribuées à un groupe terroriste interdit au Pakistan ont gelé les relations avec Islamabad et Manmohan Singh attend un geste du voisin. Le Premier ministre affirme qu’il reprendra le dialogue avec Islamabad si - et seulement si - le Pakistan s’implique d’avantage dans la traque des commanditaires des attentats.
De leur côté, les autorités pakistanaises redoutent plus que tout un « encerclement indien » et l’influence grandissante de New Delhi sur le président afghan Hamid Karzaï. Obama va s’employer à relayer ces inquiétudes auprès du chef d’Etat indien.
 
Publicité
Publicité
Les plus récents