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Viols en série : le frère de Daniel Selmour le qualifie de victime
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Viols en série : le frère de Daniel Selmour le qualifie de victime
?Mo pa kone ki pas dan so latet. Si mo mama ti la mo kwar li mor. So lavi dan bez, nou finn koz ar li, mo frer finn sort langleter pou koz ar li, me li pa sanze.? Si l?on en croit les propos du frère de Daniel Selmour, présent dans l?enceinte du tribunal de deuxième instance de Port-Louis hier, l?homme n?en serait pas à son premier délit. Son frère explique, en effet, qu?il y a deux ans, il avait été impliqué dans une autre affaire de viol. Et il aurait purgé six mois de prison. Hier, à l?issue de sa comparution, il a été reconduit en cellule.
Le frère du suspect n?en est pas moins sûr d?une chose : Daniel Selmour, dit-il, est victime dans cette affaire. Et c?était, précise-t-il, aussi le cas la fois précédente car la fille aurait porté plainte après avoir cédé aux pressions exercées par ses parents. Cela, soutient-il, alors qu?elle aimait celui qu?elle a accusé. Pour ce qui est des deux cas présents, il allègue que les deux victimes connaissaient son frère et qu?ils auraient été vus plusieurs fois ensemble.
Reconstitution des faits
Les parents des deux jeunes filles rejettent, pour leur part, cet argument. Ils affirment, en effet, que leurs filles ne connaissaient et ne fréquentaient pas le suspect. Ces deux adolescentes de 13 ans, élèves de deux collèges de la capitale, l?accusent donc de viol dans des dépositions données, mardi, au poste de police de Trou-Fanfaron.
Hier matin, elles ont participé à une reconstitution des faits au cours de laquelle elles ont désigné aux enquêteurs de la Criminal Investigation Division (CID) de la Metropolitan Division Nord l?endroit où elles avaient croisé leur présumé violeur avant d?être conduites, sous la menace d?un couteau, dans un bâtiment abandonné à la route Abattoir, Roche-Bois, où elles auraient été abusées sexuellement.
L?exercice a débuté peu après 10 heures hier matin en présence du photographe de la police, Jean François, et du dessinateur Dilsad Seeraullee. La collégienne habitant le faubourg sud de la capitale a été la première à y participer. Elle a indiqué aux hommes de l?assistant surintendant de police Noël, du chef inspecteur Reshard Delawarally et de l?inspecteur Jocelyn Mootooveeren, l?endroit exact où elle avait croisé Daniel Selmour vers 7 h 45 mardi matin : à l?angle des rues Emmanuel Anquetil et Royal, à Port-Louis.
C?est, dit-elle, sous la menace d?un couteau placé au niveau de sa hanche qu?elle a été contrainte de suivre le suspect en marchant le long de la route Royale jusqu?à la station-service de Renaissance, avant d?emprunter la rue Edgar Laurent, Port-Louis, pour se diriger vers la chapelle de St-Antoine, à la rue Pompe, avant de se rendre à la route Abattoir où elle dit avoir été violée.
La deuxième victime, qui habite, elle, un faubourg nord de la capitale, a pris part à l?exercice peu après. C?est, dit-elle, à l?angle de rues Corderie et Leoville L?Homme, Port-Louis, qu?elle a été accostée par le suspect Daniel Selmour vers 8 heures lundi. Le suspect aurait effectué, avec elle, le même trajet qu?avec l?autre victime pour l?emmener dans le bâtiment abandonné.
Jean Daniel Selmour a été conduit au tribunal peu après 11 heures hier. Il est arrivé en cour sous forte escorte, à bord d?un véhicule de la Special Supporting Unit (SSU) qui s?est dirigé directement à une entrée donnant sur la rue Lislet Geoffroy. Il aura accès directement à la salle d?audience en passant par un escalier et ne sera donc aperçu qu?en salle d?audience, portant un gilet pare-balles. Là, il a enlevé le casque qu?il portait et pris place sur un banc, encadré des policiers de la SSU.
A l?appel de son nom devant le magistrat Vinesh Ragobur, il a été informé par le police prosecutor, que la police objecte à sa remise en liberté sous caution et qu?il est maintenu en cellule policière jusqu?au jeudi 31 mai. Peu après midi, le suspect a quitté le tribunal de Port-Louis loin des regards curieux.
Les deux jeunes plaignantes ont été conduites à l?hôpital Victoria, tard mardi, pour y être examinées par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, principal police medical officer. Ce dernier a confirmé qu?elles avaient été abusées sexuellement.
Daniel Selmour est père d?une fillette de quatre ans. Séparé de la mère de cet enfant depuis un an et demi, il vit en concubinage avec une autre femme. Celle-ci était présente en cour hier matin.
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