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Viol allégué : un policier acquitté
Soulagement pour le caporal Sateedarnand Beeharry. Ce policier, qui avait été blanchi en 2007 pour une affaire de viol qui aurait été commis en 1989, s?était de nouveau retrouvé devant la cour après appel du Directeur des poursuites publiques. Et hier, les magistrates Asha Egan-Ramano et Shameem Hamuth Laulloo, siégeant en cour intermédiaire, lui ont accordé le bénéfice du doute. Elles ont trouvé que la version de la plaignante, alors âgée de 13 ans, n?était pas crédible.
Les faits remontent à 1989. L?adolescente ne rentre pas chez elle. Sa disparition est rapportée au poste de police de Vacoas par son père, un policier. Mais trois jours plus tard, elle réapparaît et se rend chez son grand-père à Eau-Coulée. Interrogée par ses proches, elle avoue qu?elle était en compagnie du caporal Sateedarnand Beeharry, avec qui elle entretiendrait une liaison. Ses proches décident de ne pas donner suite à l?affaire. Le dossier est classé. Le caporal est muté du lieutenant mess de la Special Mobile Force à la Rifle Unit à la suite d?une enquête interne.
Mais le 5 août 2002, l?adolescente se rend à la Child Protection Unit de Floréal et consigne une déposition dans laquelle elle allègue que le caporal Beeharry l?a violée en mai 1989 dans un lit se trouvant dans une chambre du lieutenant mess de la Special Mobile Force. Le caporal, qui compte, à ce moment-là, 26 ans de service, est suspendu. Poursuivi en cour intermédiaire, il bénéficie d?un non-lieu. Mais après appel du DPP, le dossier est rouvert.
Les magistrates Asha Egan-Ramano et Shameem Hamuth Laulloo n?ont pas été convaincues par la version de la plaignante. «Nous avons étudié les plans du lieutenant mess ainsi que plusieurs des locaux avoisinants. Nous pouvons en déduire qu?il n?y a pas de lit à l?endroit où la jeune femme allègue avoir été violée», écrivent-elles.
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