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Violée et étranglée à son domicile

14 mai 2006, 00:00

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Le malheur frappe de nouveau chez les Ramsurrun, à Sébastopol. Après le décès de Deoduth, qui s?est immolé par le feu en janvier 2005, c?est au tour de Ramantee, son épouse, de connaître une fin tragique. Le corps sans vie de cette dernière a été retrouvé allongé sur le dos dans les toilettes de sa maison. C?est son fils Amit, 21 ans, qui a fait la découverte macabre vers 3 h 30 hier matin.

Employé comme cuisinier dans un snack à Curepipe, Amit est rentré de son travail vers 23 heures la veille. Croyant que sa mère était partie passer la nuit chez sa grand-mère, il est allé se coucher. Mais ce n?est qu?au milieu de la nuit qu?il devait faire la découverte macabre en se rendant aux toilettes.

Selon les voisins, Ramantee avait été aperçue vers 18 heures vendredi. Ces derniers ne se doutaient pas que c?était la dernière fois qu?ils la voyaient en vie. Une autopsie pratiquée par le Dr Kumar Gungadin a attribué le décès à une asphyxie. Son rapport révèle également que la victime a eu sept côtes cassées, le foie perforé ; et des ecchymoses sur les bras, les jambes et la tête ont été découvertes. Comble de l?horreur, le médecin a aussi fait ressortir que la victime a été violée puis étranglée, d?abord avec les mains, puis avec une corde en nylon. Elle a vraisemblablement été agressée, selon la police, par deux hommes qui l?ont surprise dans sa maison.

Une solitude qui lui a été fatale

Chez Rookmeem Bhujoo, la mère de la victime, à la rue Ragoobar, proches et amis, unis dans la douleur, ont envahi le chemin donnant face à sa demeure.

« Krim finn vinn enn lamod aster la », lance un homme dans la foule. Sous un ciel couvert, quelques femmes en sari ont préféré attendre l?arrivée de la dépouille sous un prélart installé dans la cour.

Assise sur une chaise et visiblement accablée par la disparition tragique de sa fille, Rookmeem ne peut retenir son chagrin. « Mo tifi ti vinn guett moi zedi apre midi. Gett enn kout aster la. Li finn mor », lâche-t-elle, la gorge nouée. Cette femme âgée de 67 ans semble ignorer dans quelles circonstances sa fille est décédée. « Depi so nesans, li ti ena lasm. Parfoi li ti pe gaign etoufman. »

Rookmeem raconte que sa fille venait lui rendre visite régulièrement. « Li ti pe travay dan enn lizinn Montagne-Blanche. Depi ki mo zann finn mor, li ti pe ress avek so garson. » Elle arrête sa conversation et pousse un soupir. « Mo nepli pou retrouv li ankor. Li ti kontan badine ek rie », se remémore-t-elle.

Rookmeen explique que depuis le décès de son gendre, sa fille passait la plupart de son temps seule. Une solitude qui par la suite lui a été fatale. À l?heure où nous mettions sous presse, trois suspects avaient été identifiés. L?enquête est menée par le SP Raddhoa.

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