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Vinod Seegum invite le ministre Mohamed à rendre public le rapport Torul sur la MBC

2 novembre 2010, 20:00

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Vinod Seegum invite le ministre Mohamed à rendre public le rapport Torul sur la MBC

Vinod Seegum, membre du Nationale Tripartite Forum et président de la Government Teachers Union (GTU), demande au ministre du Travail, Shakeel Mohamed, de rendre public le rapport Torul sur les relations industrielles à la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC).

Le rapport du professeur Ved Prakash Torul de la Commission Conciliation et Médiation (CCM) sur les relations industrielles à la MBC a été remis au ministre Mohamed la semaine dernière. C’est en tant que membre du National Tripartite Forum, dit Vinod Seegum, qu’il demande au ministre du Travail, Shakeel Mohamed, de rendre public ce rapport au plus vite. C’était lors d’un point de presse ce mardi 3 novembre au siège de la GTU.

«Le public a le droit de connaître le contenu du rapport du professeur Torul au sujet de la situation malsaine qui règne à la MBC sous la direction de Dan Callikan. Et la section 89 (2) de l’Employment Relations Acts indique qu’il revient au ministre de communiquer publiquement là-dessus», explique le syndicaliste.

Auparavant, Vinod Seegum, en tant que président de la GTU, a commenté les anomalies décelées dans le questionnaire de marathi aux examens du CPE, dont l’utilisation d’une phrase dans une épreuve qui figurait déjà dans un précédent questionnaire. Vinod Seegum est d’avis qu’il est grand temps que le Mauritius Examination Syndicate (MES) dévoile les noms des paper setters , en l’occurrence ceux qui rédigent les questionnaires.

Selon lui, la meilleure solution pour remédier au problème que constitue la réutilisation d’une phrase pour l’épreuve de cette année, c’est de prendre en compte les points des élèves tels qu’ils ont été comptabilisés à l’école.

«Demander aux élèves de repasser les épreuves ajoutera à leur traumatisme. De plus, dans la pratique, c’est quasi impossible car certains élèves qui ont pris part aux examens du CPE sont déjà en vacances à l’étranger à l’heure qu’il est. En outre, le deuxième questionnaire doit être envoyé en Angleterre pour impression et le temps qu’il arrive à Maurice, on aura déjà entamé à partir du 8 novembre prochain, la correction des papiers», explique le président de la GTU.

Ce dernier a aussi rappelé que suite à une fuite en 1993, fut instituée une commission d’enquête qu’avait dirigée par le défunt magistrat Seethia. Cette commission soumit un rapport avec plusieurs recommandations. «Parmi, il faisait mention du fait que les questionnaires ne peuvent être préparés à Maurice. Ce rapport n’a été pris en compte par les concernés», fait –il ressortir.

L’Enhancement Program en Standard IV aussi été abordé. Le syndicaliste souligne que ce serait mieux que ce soient leurs enseignants respectifs qui dispensent ces activités extrascolaires. La raison avancée : en attendant l’arrivée des enseignants concernés, les élèves sont laissés à eux-mêmes. Ce qui retardent d’avantage l’heure à laquelle ils terminent les cours.

Vinod Seegum a aussi réitéré le soutien de la GTU à l’introduction du Kreol comme langue optionnelle à l’école. Cependant, il désapprouve le fait que les syndicats n’aient pas été consultés à propos des cours en langue kreol qui débutent en janvier prochain, et ce sans formation aucune des enseignants.

Par ailleurs, le syndicaliste critique également «la manière de faire» du ministère de l’Education concernant le forum organisé pour l’introduction du bhojpuri à l’école. «Le ministre nous avait annoncé de la tenue d’un tel forum mais on apprend dans la presse qu’il a déjà eu lieu en catimini dans une salle à l’IVTB House le 15 octobre dernier. Ils sont en train de dégrader cette langue. Il faut donner les mêmes valeurs à toutes les langues», avance-t-il.

En conclusion à ce point de presse, Vinod Seegum est revenu sur la question de «la prolifération de syndicats» à Maurice. «Comme le ministre l’a dit au dernier Tripartite Forum, il est grand temps d’employer l’arsenal légal, à l’instar de la GTU, pour qu’il y ait moins de syndicats. Vous vous rendez compte que nous sommes 400 syndicats au total à Maurice avec seulement 15% de syndiqués du secteur privé ?» fait ressortir le syndicaliste.


 

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