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Villareal, un vrai petit diable
Les joueurs du “sous-marin jaune”, surnom donné à l’équipe dans le Championnat d’Espagne, auraient même pu l’emporter face à une équipe anglaise réduite à dix autour de l’heure de jeu après un geste idiot de Wayne Rooney.
Contrairement au Betis Séville, autre club espagnol qui découvrait la C1 mardi, battu par le champion en titre Liverpool (1-2), Villarreal n’a pas joué le rôle du valeureux débutant battu par plus expérimenté.
A l’instar du Betis, Villarreal a eu un avant-goût de la “Coupe aux grandes oreilles” en disputant le tour préliminaire. Après avoir sorti Everton, l’équipe entraînée par le Chilien Manuel Luis Pellegrini est entrée de plain pied dans la C1 face à un autre club anglais.
Pellegrini affichait une certaine satisfaction après le match de mercredi mais nourrissait aussi quelques regrets: “C’est dommage car on a fait un bon match. On a eu deux, trois occasions franches, comme eux d’ailleurs. On méritait mieux mais on a joué contre une grande équipe”. Ne pas avoir pris de but face à une formation armée offensivement comme l’est celle de Manchester United est déjà en soi une performance.
Même si le Portugais Cristiano Ronaldo, qui a perdu son père la semaine dernière, avait sans doute la tête ailleurs. Et même si Wayne Rooney a été renvoyé au vestiaire avant l’heure par l’arbitre, le Danois Kim Milton Nielsen, pour deux cartons jaunes reçus en moins d’une minute. Le premier pour une faute et le second pour contestation.
Villarreal a bien tenu défensivement mais s’est aussi créé beaucoup d’occasions, malgré l’absence de son maître à jouer argentin, Juan Roman Riquelme. Mais Villarreal devrait retrouver son guide lors de la deuxième journée, face à Lille.
Arsenal s’évite un mal de tête
Arsenal, loin d’être convaincant, s’est évité une nouvelle crise européenne en écartant à la dernière seconde le club suisse de Thoune (2-1), dont c’était la première apparition en C1, lors de la 1re journée de la phase de poule de la Ligue des champions de football, mercredi à Londres.
Au sortir de cette rencontre du groupe B, Arsène Wenger, le manager londonien, s’est appliqué à dégager devant la presse une assurance sereine. “Je sentais que l’équipe avait besoin d’une victoire, mais je n’aurais pas paniqué si on en était resté à 1-1”, jurait-il.
Le Français a pourtant dû être bien soulagé lorsque Dennis Bergkamp, l’ancien combattant - il est au club depuis 1995 - entré en jeu quelques minutes plus tôt s’est extrait courageusement de la virile défense suisse pour inscrire le but qui place Arsenal en tête de son groupe.
Les relations entre les “Gunners” et l’Europe sont diablement complexes. Depuis l’arrivée de Wenger en 1996, ils se sont qualifiés sept fois pour la Ligue des champions, mais n’ont jamais dépassé les quarts de finale.
Ils ont surtout pris la désagréable habitude de sortir dans la souffrance de la phase de poules.
Dès lors un nul contre Thoune, qui était encore en 3e division il y a neuf ans et n’a accédé à l’élite suisse qu’en 2002, n’aurait pas manqué d’attirer les moqueries sur Arsenal.
Après les deux revers subis en seulement cinq journées de Championnat, une telle issue aurait aussi attisé les doutes. Les “Gunners” ont produit le jeu recherché que leur enseigne Wenger. Mais ils ont parfois semblé compliquer exagérément l’élaboration de leurs attaques, quand davantage de rythme et de percussion auraient sans doute plus gêné des Suisses venus essentiellement pour défendre.
Auteur d’une rentrée prometteuse, même s’il ne fut pas vraiment mis à contribution, Sol Campbell, qui n’avait plus joué depuis mai, n’a cependant pu empêcher quelques approximations défensives, qui pourraient un jour coûter plus cher.
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