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Vigilance accrue contre la prolifération de moustiques

12 janvier 2008, 00:00

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Pluies et fortes chaleurs : voilà qui encourage la prolifération des moustiques. Une situation qui pourrait bien favoriser la réapparition du chikungunya? Pour y faire obstacle, le ministère de la Santé invite le public à redoubler de vigilance. Et à s?attaquer de front aux eaux stagnantes?

Evacuer l?eau sur les toits, couvrir convenablement les réservoirs, se débarrasser de tout objet qui pourrait retenir l?eau (pneus usés, boîtes de conserve et déchets urbains) sont ainsi des mesures préliminaires contre le virus transmis par la piqûre du «aedes albopictus».

Et si le ministère souligne qu?aucun nouveau cas de «chik» n?a été détecté depuis août 2006, le Dr Tilochun Nundlall, Acting Principal Medical Officer à la Santé, explique que cette espèce de moustique est toujours là et peut transmettre la maladie si le virus est de nouveau introduit dans le pays. «Je dois préciser qu?il n?existe plus ce type de virus à Maurice. Tous les cas que nous avons eus dans le passé ont été introduits par des ressortissants étrangers. C?est pourquoi nous avons pris la décision d?être plus vigilants à l?aéroport de Plaisance.»

Les collectivités locales, elles, ont été invitées à améliorer la fréquence du ramassage d?ordures, devenu irrégulier en raison des congés des éboueurs.

Des inspecteurs de la Santé animeront chaque semaine des réunions dans les différents endroits de l?île pour évaluer le travail sur le terrain. «Nous allons continuer l?épandage d?herbicides à travers le pays dans les terrains vagues. La population est invitée à couper l?herbe pour empêcher que les moustiques ne s?y réfugient», déclare le Dr Tilochun Nundlall.

Consciente des risques, la mairie de Curepipe compte recruter des éboueurs pour déboucher des drains. «La mairie dispose d?un tracteur qui fonctionne mais il n?y a pas de chauffeur spécialisé pour l?utiliser. On ne peut pas déboucher des drains avec cet équipement», soutient Anil Dhorbal, président de la commission de communication de cette municipalité.

Il est à noter que les symptômes du chikungunya apparaissent généralement quatre à sept jours après une piqûre du moustique. Notamment avec de fortes fièvres allant jusqu?à 39°, des maux de têtes et des douleurs articulaires et musculaires.

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