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Vers une enquête sur les réactions face au VIH-sida

8 août 2008, 00:00

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Enqueter sur les connaissances, attitudes, pratiques et comportements des jeunes Mauriciens par rapport au VIH-sida : c?est ce à quoi s?attelle le National Aids Secretariat (NAS). L?étude, financée par le groupe Rogers, sera menée auprès de l?ensemble de la population par la société de recherche Analysis du 12 août au 19 septembre.

Les enquêteurs d?Analysis interrogeront, à domicile, des jeunes de 15 à 24 ans au moyen d?un questionnaire. L?exercice, qui doit durer environ 45 minutes, cible un nombre égal d?hommes et de femmes et traitera, entre autres, de questions sur la consommation de drogues et des habitudes sexuelles.

«Les questions seront pertinentes, dérangeantes même, mais ce sont des informations dont on a besoin pour pouvoir mettre en place des campagnes efficaces contre le VIH-sida», a expliqué Amita Pathak, la National Aids Coordinator.

«Informer et éduquer ne sont plus suffisants», a ajouté Audrey d?Hotman, la Corporate social responsibility du groupe Rogers. «Cette étude sera bénéfique à tous les Mauriciens.» L?étude, a-t-elle souligné, renseignera davantage le ministère de la Santé et les organisations non gouvernementales pour les aider à mener un combat plus efficace, notamment en déterminant où mettre l?accent pour contenir la prolifération du sida à Maurice.

Le NAS doit renseigner l?ONUSIDA, organisation des Nations unies qui lutte contre le VIH-sida. Il doit lui transmettre les données recueillies en ce qui concerne ce fléau, en soulignant les points faibles relevés qui favorisent la prolifération du virus. Au cours du seul mois de juin dernier, 55 nouveaux cas ont été enregistrés par le ministère de la Santé et de la Qualité de la vie. Au total, 3 417 personnes sont infectées dans le pays.

«Il nous faut partir à la source du problème», a dit Audrey d?Hotman, qui a fait ressortir que «c?est une opportunité où l?argent est utilisé à bon escient». C?est leur façon à eux de «remplir le contrat d?aider les jeunes.» Elle a lancé un appel aux parents, leur demandant d?être coopératifs et de laisser les jeunes parler aux enquêteurs. Ces derniers sont formés par des sociologues et des psychologues d?Analysis. Mohamed Mouratsing, directeur de cette société, a assuré que l?étude sera confidentielle : «Nous avons un code éthique qui protège ceux qui répondent aux questions», a-t-il dit.

Cette étude pourrait aussi aider à réduire la stigmatisation et la discrimination envers ceux atteints du sida. Amita Pathak et Audrey d?Hotman ont toutes deux demandé à l?ensemble de la nation d?accorder leur soutien à la démarche. Elles souhaitent que les parents comprennent le but de l?enquête ainsi que sa nécessité.

Il est un fait que, jusqu?à présent, la contamination sexuelle par ce virus augmente davantage dans la communauté des jeunes. Les statistiques le prouvent. Alors que de 1987 jusqu?à juin 2008, la transmission du VIH-sida par voie sexuelle chez les jeunes était de 16,6 %, elle s?est révélée être de 23,4 % de janvier à juin 2008.

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