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Vers le maintien de l?accès ?duty free? des produits mauriciens en Europe

30 octobre 2007, 00:00

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Semaine décisive pour l?offre d?accès au marché que Maurice et trois autres pays de cette partie de l?océan Indien comptent faire à la Commission européenne (CE). Le texte de cette offre sera probablement finalisé cette semaine lors d?une réunion, à Maurice, des minis-tres responsables du commerce international.

Ainsi, dans les milieux de la Mauritius Export Association (MEXA), on estime que tout cela implique que ?l?accès duty free des produits mauriciens en Europe sera sauvegardé et maintenu?.

Cette offre d?accès au marché a été décidée par ce sous-groupe constitué des Comores, Mau-rice, Madagascar et Seychelles (CMMS) en raison de l?absence d?empressement au sein du groupe d?Afrique orientale et australe (AFOA) pour signer un Accord de partenariat économique (APE) avec la Commis-sion européenne (CE).

Leur manque d?empressement s?explique par le fait que 12 des 16 pays de l?AFOA tombent dans la catégorie des pays les moins avancés (PMA). De ce fait, ils bénéficient des possibilités d?exporter leurs produits duty free vers l?UE.

Mais le temps presse pour Maurice, surtout pour les entreprises engagées dans le seafood, notamment Thon des Masca-reignes Ltd et Princes Tuna (Mauritius) Ltd qui exportent des longes de thon précuites et des conserves vers le marché européen. Ce secteur emploie 5 000 personnes.

<B>L?optimisme est de mise</B>

Mais l?optimisme semble s?installer dans les rangs de la MEXA après sa participation à la réunion de l?AFOA à Madagas-car la semaine dernière quant aux possibilités de la signature d?un nouvel accord commercial en remplacement de l?Accord de Cotonou. Alors que des incertitudes prévalaient quelques semaines auparavant à ce sujet.

Cet optimisme s?appuie sur la décision de l?UE d?annoncer officiellement à la réunion de Madagascar que les pays de l?AFOA ont l?option de signer l?APE sur une base individuelle. Cela signifie que tout pays qui est prêt à signer le nouvel accord peut le faire. Les APE avaient dominé les débats lors du forum économique des îles de l?océan Indien la semaine dernière à l?hôtel La Plantation à Balaclava.

Sans compter qu?en sus de l?option AFOA, l?alternative CMMS tient bon. D?autant plus que le gouvernement mauricien a aujourd?hui le choix de signer un nouvel accord soit à travers l?AFOA ou la CMMS. Mais au cas où un APE n?est pas signé avec l?UE avant le 31 décembre, les produits de mer mauriciens seront frappés d?une taxe de 24 % à l?entrée en Europe en vertu de la Generalised System of Preferences, système qui prévoit des avantages tarifaires moins favorables par rapport à l?Accord de Cotonou. Cela rendra ces produits peu compétitifs.

Du côté de la MEXA, on estime qu?il y a eu un développement ?intéressant? du côté de l?UE à la réunion de Madagascar au niveau des règles d?origine pour la confection des produits textiles et de l?habillement. Dans ce contexte la tendance semble se dessiner à l?effet que l?UE ne compte pas accorder la possibilité de transformation unique pour tous les produits textile et habillement. La liste sera toutefois finalisée à la dernière réunion UE-AFOA prévue le 15 novembre à Bruxelles.

AFOA est en faveur de la transformation unique pour tous ces produits pour l?accès duty free aux marchés européens. C'est-à-dire que les tissus ne doivent pas être nécessairement fabriqués dans un pays pour être convertis en produits finis mais qu?ils peuvent être importés pour cette transformation et bénéficier du même coup de ces avantages tarifaires.

L?UE n?a pas confirmé son accord pour ce type de transformation pour tous les produits textiles. Mais elle compte faire la même offre pour les mêmes produits textile et habillement que celle qu?elle accorde aux pays de la Southern African Develop-ment Community, notamment au niveau de la provenance des matières premières ? coton, fil et tissus ? pour la confection des produits textiles.

En même temps, L?UE fera aussi connaître sa position finale au sujet des règles d?origine pour le poisson et d?autres produits de mer lors de ces mêmes négociations à Bruxelles à la mi-novembre.

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